« Jeux de glaces » Agatha CHRISTIE

christie jeux de glacesMiss Marple rend visite à son amie de vieille date Carrie-Louise Serrocold sur la demande de la soeur de celle-ci qui s’inquiète pour elle. Dans cet ancien manoir victorien situé à Stonygates, et transformé en centre de réinsertion pour délinquants par Mr Serrocold, Miss Marple va faire la connaissance des différents habitants : Mildred, la fille aînée de Carrie-Louise, sa petite fille, Gina, mariée à Walter Hudd, américain qui ne semble pas très heureux de son séjour au manoir, Stephen Restarik, secrétaire qui présente des troubles psychologiques, ou encore Miss Bellever, dame de compagnie de Carrie-Louise. Cette dernière présente des signes d’empoisonnement à l’arsenic, mais qui cherche à l’empoisonner ? Cette suspicion d’empoisonnement est ravivée par Christian Gulbrandsen, associé de Mr Serrocold, qui rend une visite inopinée au manoir. Durant la soirée, Mr Serrocold est enfermé dans son bureau avec son secrétaire Stephen, particulièrement perturbé ce soir-là. La dispute éclate et des coups de feu sont tirés. Seul Christian, retiré dans son bureau pour écrire une lettre n’assiste pas à la scène. La dispute, heureusement se finit bien, mais quand Miss Bellever va chercher Christian, elle le découvre mort à son bureau et la lettre qu’il tapait a disparu.

Un manoir, une foule de personnages, une menace de meurtre, des personnages qui cachent des secrets, Agatha Christie reprend ses bonnes vieilles ficelles pour créer une double intrigue : la suspicion d’empoisonnement et le meurtre de Christian Gulbrandsen. Très vite, l’hypothèse que Christian ait été tué parce qu’il savait qui était l’empoisonneur naît, mais ce serait mal connaître Agatha si l’intrigue était aussi simple.

Malgré cette double intrigue, plusieurs petites choses m’ont gênée à la lecture de ce roman. La première est liée à l’écriture. Est-ce dû à une traduction un peu vieillotte puisque mon exemplaire date de 1969, mais j’ai trouvé l’écriture d’une platitude décevante et assez rare pour être signalée. Un style purement narratif qui ne sert qu’à narrer les faits, sans relief. Agatha l’aurait-elle écrit un peu à la va vite ? C’est en tout cas l’impression que j’ai eu en le lisant. Et cette impression m’a été confirmée par le fait qu’assez rapidement j’ai deviné les dessous de l’affaire et notamment les circonstances de l’assassinat de Christian. Contrairement à d’autres romans (Les vacances d’Hercule Poirot ou Le miroir se brisa etc.) dans lesquels les assassins font montre d’une imagination débordante, ici, l’assassin semble un peu à court d’inspiration.

Toutefois, et heureusement, je n’avais pas tout deviné et Agatha est quand même arrivée à me surprendre.

La présence de Miss Marple donne cependant son charme au roman. Sa perspicacité, sa capacité à découvrir les secrets des uns et des autres ravivent l’intérêt de la lecture.

Le titre fait référence aux prestidigitateurs : C’est comme pour les tours de prestidigitation, murmura Miss Marple. L’illusion est produite par un « jeu de glaces ». Je crois que c’est là le terme consacré. (p.216) (le « terme » alors qu’il s’agit d’une « expression » !!). L’illusion est en effet au coeur de ce roman : troubler la perception, dévier l’attention sur autre chose. Miss Marple parviendra cependant à passer de l’autre côté du miroir et à rompre l’illusion.

Une lecture donc en demie-teinte, pas inintéressante, mais sans doute pas le meilleur roman de la Reine du Crime pour moi.

Roman lu dans le cadre du Challenge Agatha Christie, Challenge Polars et Thrillers, Challenge Le mélange des genres (cat. polar) et Plan Orsec.

challenge Agatha Christiechallenge thrillers et polars 2013challenge mélange des genresPAL Orsec 2014

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2 Commentaires

  1. sous les galets

     /  août 3, 2014

    Je l’ai lu quand j’étais ado, avec exactement la même couverture que toi, je n’en ai quasiment aucun souvenir et j’étais à l’époque assez peu critique. Ceci-dit si tous les ingrédients sont réunis pour m’enchanter, ce que tu dis du style risque d’être rédhibitoire.

    Réponse
  2. Ah merci de me laisser un commentaire sous ce billet qui se sentait bien seul 😉 ! Le style est plat de chez plat, mais bon je lui pardonne.

    Réponse

à vous....

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