« La Grâce des brigands » Véronique OVALDE – Rentrée Littéraire 2013.

Ovaldé la grâceMaria Cristina Väätonen est écrivain. L’intrigue se déroule aux Etats-Unis, dans les années 70/80. Un matin, elle reçoit un coup de téléphone de sa mère qu’elle n’a pas vue et à laquelle elle n’a pas parlé depuis des années. Sa mère lui demande de venir chercher le fils de sa sœur, Meena, à Laperouse, village de son enfance. Ce coup de fil et la perspective de revenir sur les lieux de son enfance, entraînent un retour sur sa vie et notamment sur sa rencontre avec l’écrivain : Rafaël Claramunt. La narration est endossée par un(e) biographe qui, par ce livre, retrace la vie de Maria Cristina.

Dans son enfance, Maria Cristina a dû subir une éducation maternelle terrible, la privant de toute féminité, de toutes distractions. Très vite, elle a ressenti le besoin de partir, de prendre sa liberté, ce qu’elle a fini par faire en obtenant une bourse universitaire dans une université à Los-Angeles.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce roman n’a rien provoqué en moi, aucune émotion, aucune réflexion un peu intéressante, aucun plaisir, aucun déplaisir non plus, d’ailleurs. C’est une sensation très étrange de lire un livre, de le finir et de constater à quel point il m’a paru vide. Tout est filant dans ce roman : les évènements qui surviennent (et pas des moindres !) à l’héroïne sont plus ou moins tous traités sur le même plan, la voix du biographe assez présente au début par le biais de parenthèses s’effiloche au cours du roman pour n’être qu’une voix banale de narrateur, même le personnage de Rafaël Claramunt se dissout… j’ai eu l’impression de n’avoir prise sur rien.

Véronique Ovaldé crée un personnage féminin, la charge de tous un tas de traumatismes mais finalement celui qui prédomine reste l’éducation maternelle qu’elle a subie, je me demande donc quelle utilité y avait-il à charger davantage la mule, d’autant plus si le thème principal de ce roman est comment survivre à son passé. Le summum pour moi étant la fin, comme si Ovaldé avait voulu se débarrasser de son personnage ayant à peu près fait le tour des traumatismes que peut endurer une femme.

Pourtant le sujet même du roman aurait dû me plaire : le destin d’une femme et qui plus est une femme écrivain. Mais là encore, j’ai été déçue. Il y a vaguement au début une réflexion sur l’écriture (p.35), une mise en abîme avec l’intervention du narrateur-biographe, une quête désespérée de Claramunt pour obtenir le Prix Nobel de littérature et l’apparition d’une éditrice, mais tout cela m’est apparu un contexte comme un autre, purement factuel et sans profondeur.

Il en est de même pour le cadre de l’intrigue : pourquoi Los Angeles et pourquoi les années 70 ? Un besoin d’exotisme ? Ce qui se déroule hors de notre hexagone en devient-il plus intéressant ? Pour moi ce cadre est un décor de carton pâte : oui à Los Angeles, il fait beau, il y a la mer, de sublimes maisons, oui dans les années 70, il y avait des hippies et on fumait plein de joints, certes… et alors ? En quoi ce cadre amène-t-il un quelconque intérêt à l’intrigue ? Ah oui les États-Unis c’est le pays de la liberté, OK, mais encore ?

Quant au sens du titre voire même de la couverture, je cherche encore !

Vous l’aurez donc compris, ce roman m’a laissé de glace essentiellement à cause d’un manque de profondeur, de thèmes à peine effleurés.

Roman lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013 et des Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Priceminister.

challenge 1% littéraire 2013

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44 Commentaires

  1. Je l’ai lu (dans le cadre du prix Océans) et je suis passée à côté. Je cherche encore le pourquoi de certaines « péripéties ».

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  2. Comme je te comprends en fait … je l’ai fini il y a 15 jours et j’ai galéré à écrire cet article … 😦 Il n’y a vraiment rien dans ce bouquin. J’avoue que c’était pas un auteur qui m’inspirait auparavant, pour le coup je suis définitivement douchée ! 😀

    Répondre

à vous....

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