« Le jardin blanc » Stephanie BARRON – Rentrée Littéraire 2013.

barron le jardin blancStéphanie Barron est connue pour sa série mettant en scène Jane Austen en détective privée. Bien qu’ayant les trois ou quatre premiers tomes de cette série dans ma PAL depuis des lustres, je ne l’ai pas encore lue. Dans ce roman, Stéphanie Barron délaisse Jane Austen pour Virginia Woolf et Vita Sackville-West et, par là même, change également d’époque.

Jo Bellamy est américaine et paysagiste. Elle est embauchée par Gray Westlake pour réaliser une copie du jardin blanc de Vita Sackville-West. Elle se rend donc en Angleterre dans l’ancienne demeure de Vita Sackwille-West dont le jardin est entretenu d’une main de maître par Imogène. Dans un carton délaissé, Jo mets la main sur un carnet qui a les accents de l’écriture de Virginia Woolf, mais il commence à une date où l’auteure était pourtant déjà morte…

Jo va donc tenter d’élucider ce mystère qui la relie également étrangement à son grand-père qui a passé sa jeunesse dans le Kent. Avec l’aide d’un expert en manuscrit, Peter Llewellyn, elle va parcourir les bibliothèques universitaires anglaises et replonger dans la vie de Virginia Woolf, en mars 1941.

Pour qui aime Virginia Woolf et Vita Sackville-West, ce roman est une belle façon de faire revivre ces deux grands noms de la littérature. Le postulat de départ de Stéphanie Barron tient la route et elle parvient à construire son intrigue qui a tous les ingrédients d’une quête à la fois littéraire et personnelle. On se laisse mener et on plonge dans l’univers des années 40 et dans celui du fameux groupe Bloomsbury.

Lecture agréable, intrigue bien menée, mais quelques petites choses m’ont un peu gênée. Jo Bellamy est américaine, donc, elle dit avoir lu plusieurs biographies de Vita Sackville, connait l’existence du jardin blanc et pourtant semble ne rien savoir de Bloomsbury et de la vie de Virginia Woolf, ce que j’ai du mal à croire. Je pense que la difficulté pour Stéphanie Barron a été à la fois de plaire aux lecteurs qui connaissent les deux auteurs et aux lecteurs qui ne les connaissent pas. Jo Bellamy, dans ces lacunes, permet donc de donner des infos pour les seconds lecteurs, mais du même coup son personnage perd un peu de sa vraisemblance : si elle a fait des recherches sur le jardin blanc, on suppose qu’elle en connaît plus qu’elle ne le laisse paraître dans le roman d’autant qu’elle semble parfois totalement ignorante. Ce peut être un détail pour certains, mais je dois dire que cela m’a parfois exaspérée.

Cela dit, et malgré une mise en route un peu longue, j’ai dévoré les deux cents dernières pages, parvenant même à veiller au-delà de mes heures habituelles. Autre bon point, on sent que Stéphanie Barron maîtrise son sujet et on ressort de ce roman avec plus de connaissances sur les deux romancières, mais aussi sur leurs proches.

Le roman, comme je le disais plus haut, est aussi une quête personnelle pour Jo : Qui était vraiment son grand-père ? Où en est-elle dans sa vie amoureuse ? On s’attache également à cette deuxième quête, et j’ai un faible pour Peter Llewellyn, même s’il a tendance à perdre tous ses moyens devant son ex-femme, une universitaire arriviste et prête à tout pour sa carrière.

Allez dernier petit reproche : la couverture ! Étrange de faire une couverture où le noir domine alors que le titre est Le Jardin blanc ! Les symboles me restent également assez obscures : la femme en chapeau chic, la lune et le corbeau, je ne vois pas vraiment le rapport avec les ingrédients du roman. Un portait de Virginia Woolf n’aurait-il pas été plus pertinent ? et au lieu d’un arbre qui semble mort, un jardin florissant n’aurait-il été judicieux ? Oui, bon je chipote, mais quand quelque chose me turlupine, j’en parle ! Et quand on voit la couverture de l’édition américaine, on comprend peut-être un peu mieux ce que je veux dire :

barron white garden

Cela étant, et malgré mes petites tracasseries personnelles – mais vous me connaissez, je suis la reine de la « chipoterie » – cette lecture m’a fait passer de bons moments lectures en compagnie de Virginia et de Vita !

Roman lu dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2013, du Challenge British Mysteries et du Challenge Thrillers et Polars.

challenge 1% littéraire 2013challenge british mysteris cat. Wilkie Braddonchallenge thrillers et polars 2013

Merci à Chrystelle, Cécile et aux Éditions NiL.

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40 Commentaires

  1. J ai détesté ce livre !!!!!L ‘enquête est tirée par les cheveux.l’auteur accumule ses connaissances sur Virginia sur le jardin de Vita.
    La course à l ‘information entre l ‘équipe » Jo – Peter » et Margaux est navrante

    Répondre

à vous....

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