Droit de réponse de Gérard Collard

Suite à ma « Lettre ouverte« , Gérard Collard a pris le temps de me répondre sur mon profil facebook, comme vous avez été nombreux à attendre sa réponse, je vous la copie ici, ainsi que ma réponse. Je précise que cette réponse ne m’a pas été faite en message privé, mais bien sur mon profil public, c’est pourquoi je me permets d’en faire part ici :

Gérard Collard :

« si j’ai invite musso et je ne m’en excuse pas bien au contraire c’est pour une simple raison le livre en tant qu’objet est en danger pour beaucoup de gamin il n’existe meme plus , on n’en est plus a parler de litterature il faut simplement refaire exister l’objet et musso est parfait pour cela !! par son exposition mediatique il ramene cet objet ds les mains de beaucoup de gens et le role des libraires et du salon de st maur c’est d’expliquer a ces gens qu’il existe aussi d’autres livres que ceux de musso ms pour cela il daut qu’on les rencontre musso devient l’appat ideal!!! loin de tomber ds un piege ns utilisons tous lles moyens pour capturer c’est lecteurs potentiels. libre a vs de rester entre gens de bonne societe de parler litterature avec un grand h alors qu’autour le desert gagne inexorablement du terrain… mon role est de lutter contre ce desert et tous les moyens sont bons!! je suis desole de votre incomprehension mais je n’ai aucun etat d’ame et le lecteur de musso peut etre le lecteur de stendhal si ns faisons preuve d’un peu de modestie et de pedagogie!!

desole pour le style les fautes d’orthographe mais ns avons 45000 livres de poche a pointer pour le salon , des centaines d’affiches a remplir des emissions a preparer.. et je n’ai pas beaucoup de temps!!!! »

Ma Réponse :

« Il ne faut pas penser que je sois contre la venue de Musso au salon, il a effectivement toute sa place, le problème n’est pas là, ce qui m’ennuie c’est d’en faire un “invité d’exception”, c’est surtout cela que je trouve dommage. Cela ne m’empêchera pas de venir au salon et encore moins de fréquenter votre librairie. Le blog de lecture que je tiens est là aussi pour donner envie de lire de tout, je ne crois pas vivre dans « la bonne société » et partager mes lectures (prises dans tous les genres) est aussi ma façon d’amener les gens à lire autre chose et pas forcément des classiques, mais des classiques aussi que j’essaie de rendre attractifs. Merci pour votre réponse qui me permet de mieux comprendre vos raisons. »

Pour finir, j’ai également été contactée de façon privée par Guillaume Musso, et pour respecter sa demande (PS: Ce mail est une correspondance privée qui n’a pas pour but de se retrouver sur internet.), je garderai pour moi à la fois son mail et ma réponse.

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85 Commentaires

  1. Le mot juste est effectivement hypocrisie : comment peut on faire d’un auteur dont on a dénigré les oeuvres à maintes reprises, l’invité d’honneur du salon que l’on organise? L’argument qui consiste à dire que Musso permettra d’attirer un public pour qu’il découvre d’autres auteurs est fallacieux. Et G.Colard me déçoit beaucoup par cette réponse mais cela n’a pas grande importance puisque je fais partie de la bonne société et qu’il n’a pas besoin de venir sauver mon âme…

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    • Il est assez clair sur le fait que Musso serve d’appât, et donc révèle son incohérence, c’est une technique donc commerciale et pour cela il invite un auteur commerciale, certes, mais en effet, je ne suis pas convaincue par la méthode et le but recherché.

      Réponse
  2. Personnellement, je pense qu’il faut de tout pour faire un monde et qu’on ne peut pas passer de « je ne lis rien » à « je lis Proust ou Houellebecq ». Musso fait partie des auteurs que je ne lis pas parce que j’ai trouvé le livre de lui qu’on m’a offert totalement insipide tant au niveau de l’histoire que du style. Mais il faut ce genre d' »écrivain » pour dédramatiser la lecture, acquérir un certain rythme de lecture et éventuellement passer à autre chose.

    Cependant, en faire la vedette d’un salon du livre revient un peu à faire d’un gros rouge vendu en bouteille en plastique le vin mis en avant aux Hospices de Beaune…

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  3. j’aurais pensé qu’il invite un autre écrivain…
    là, ça fait tip top marketing !
    je suis d’accord avec G Collard : tout faire pour attirer le chaland/lecteur, mais bon, peut-être pas celui que l’on descend sur les post-it !

    pourquoi ne pas inviter le petit frère de Guillaume, Vincent ?

    bon, ce n’est pas ce que je préfère (j’ai un certain penchant pour les polars (et du froid) (et les nounours (merci Keisha de dévoiler mes secrets 😉 )), mais j’en ai lu et j’en relirai (Musso et autres), si ça me tombe dessus, je ne crache pas dessus, même si je trouve cela trop « américain » : à la fin, tout est bien qui finit bien !

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  4. michelle

     /  juin 13, 2012

    je vous soutiens entièrement ;
    je ne suis ni intellectuelle ,ni snobe, mais je n’aime ni Musso ni Lévy;
    J’ai transmis l’amour de la lecture à mes fils avec des écrivains ,beaucoup plus intéressants;Je ne suis pas persuadée que lire des livres quelconques amène à aimer lire les grands.
    Continuez , la diversité de vos lectures prouve votre ouverture d’esprit

    Réponse
    • Merci Michelle, il y a heureusement entre Musso et Stendhal(qui sont deux extrêmes) de nombreux auteurs à faire découvrir et qui peuvent faire aimer la lecture et la faire apprécier.

      Réponse
  5. Je trouve l’argumentaire de Gérard Collard un peu fallacieux. On peut faire venir les gens à la littérature avec autre chose que du Guillaume Musso. Par exemple Agatha Christie ou Conan Doyle qui m’ont personnellement donné le goût de lire quand j’étais enfant. Et si être sectaire, c’est penser que Musso ce n’est pas de la littérature, alors je suis clairement sectaire et j’en suis fière !

    Réponse
  6. J’ai lu Musso il y’a quelques années et pour moi ça reste un livre de plage. J’ai découvert plus de styles différents en une année en parcourant différents blogs dont celui-ci que pendant 30 ans en allant en bibliothèque ou dans une librairie. Alors si c’est ça être sectaire! Je trouve la démarche de George courageuse, quand on voit les réponses insultantes alors qu’elle est restée, elle, très correcte. Merci de continuer à nous faire partager coups de coeur et « coups de gueule » si besoin.

    Réponse
  7. je constate, 24 h plus tard, que monsieur Collard n’a vraiment pas convaincu grand monde, voire qu’il s’en est aliéné plus de personnes encore, en allant dans l’insulte facile… dommage de perdre de son aura pour des questions de marketing et de business du livre…

    Réponse
  8. Convier tel auteur dans un but d’intérêt général purement « non lucratif » me laisse perplexe… Et je ne vois pas en quoi Musso est le seul auteur à écrire pour donner envie de lire, être lu / donner goût à la lecture n’est-il pas le but premier d’écrire ? Personnellement, des auteurs comme Pennac donne autant voire + goût à la lecture que des auteurs populaires et médiatisés… (mais cela n’engage que moi).

    PS : je n’arrive pas à commenter avec mon adresse mail liée à gravatar… 😥

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    • Si Musso amenait les gens à lire autre chose je pense que ça se saurait depuis le temps qu’il est présent dans toutes les librairies, centres culturels des supermarchés et autres maisons de la Presse. Je suis entièrement d’accord avec toi, concernant Pennac, ses livres comme « Chagrin d’école » ou « comme un roman » sont pour moi des livres qui donnent envie de dévorer les livres. Mais il y a aussi le roman de l’italienne « L’amour est à la lettre A » ou « les amateurs d’épluchures de patates » qui donnent une folle envie de lire les romans évoqués.

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  9. Tu as ta réponse. Pour ma part, je ne suis pas certaine, en voyant comme invité d’exception cet auteur, que j’y serais allée. C’est peut-être le revers de la médaille

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    • ça peut en effet être dissuasif, et ce serait dommage car ce Salon reste un salon très conviviale où l’on fait de belles rencontres avec des auteurs disponibles

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  10. Nous nous rappelons qu’un jour nous avons découvert Jean Pierre Coffe sur une affiche publicitaire  » Leader Price », lui qui nous bassinait avec le « bien manger », faisant volontiers la leçon aux mères de famille (plus qu’aux pères d’ailleurs) qui ne cuisinaient pas tous les soirs, des produits frais pour les enfants… Ceci nous confirmait ce que nous pensions de cet insupportable personnage, un hypocrite pensant surtout à bien se remplir les poches sur le dos des ménagères…
    En choisissant Musso comme invité d’exception, Gerard Collard nous fait du Jean Pierre Coffe tout simplement…Ses arguments sont navrants, des arguments de petits commerçants!

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    • Je me souviens très bien en effet de cette histoire de « leader price », mon frère d’ailleurs avait écrit à Coffe, qui lui avait répondu je ne sais plus exactement en quels termes. Je pense que cette bévue, dont visiblement Collard a pris conscience (cf mon édit), n’est qu’une bévue.

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  11. Un débat sans fin, non ? Mais ça m’aurait fait pareil si ça avait été ma libraire…

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    • Pas vraiment puisque finalement les termes ont été changés, et ce matin sur FranceInfo, Collard était invité dans l’émission de Valérie Expert, il a parlé du Salon mais n’a pas mentionné la venue Musso.

      Réponse
  12. Bonjour George,
    Bon, je viens de lire tous les messages concernant le mail désagréable de Gérard Collard. Personnellement, je trouve cet individu bien hypocrite. J’ai visionné pas mal de ses émissions et je n’aime pas sa manière de rejeter toujours les « érudits », il semble qu’aujourd’hui on devrait avoir honte de lire des classiques, (c’est bien restons dans la médiocrité et proche du petit peuple, le nouveau snobisme), il utilise un peu trop le mot « sectaire » à mon goût et après-tout, je trouve que cette appellation le qualifie tout autant si même plus. Son message était irrespectueux et limite insultant. J’en ai marre de l’entendre critiquer « les intellectuels ». Prend-il donc ses clients lecteurs pour des abrutis ? Il s’est moqué ouvertement et même n’ayons pas peur de le dire méchamment de Musso (que j’ai lu mais dont je ne parle pas sur mon blog parce que je trouve, et ça c’est mon opinion, commercial… Quand je lis Musso j’ai l’impression de lire un roman-photo élaboré mais tout de même un roman-photo d’été. A la limite je lui préfère Levy). Ensuite, c’est un vendu tout court. Tout cela, c’est juste une histoire de commerce. Je le trouvais drôle au début, maintenant je ne pense pas le réécouter. Moi aussi je dois être un peu sectaire et franchement j’assume ! Si lui il a le droit de casser ả tout bout de champs, pourquoi pas nous ? Il parle d’intellectuels, c’est plutôt flatteur, je me demande dans quelle catégorie il se situe. En tout cas, il fait plus de fautes que moi et cela me surprend surtout venant de la part d’un libraire… Enfin, cela ne donne pas le meilleur exemple aux jeunes tout cela.

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    • Le terme de « sectaire » est l’insulte facile surtout quand on s’adresse à quelqu’un sans le connaître. Comme je l’ai dit mon blog est le reflet de mes lectures, de toutes mes lectures depuis plus de 3 ans, et je pense qu’il témoigne bien de la diversité de mes lectures. Seulement il semble que l’on ne puisse pas dire qu’on n’aime pas Musso et etc. comme si on touchait à un sujet tabou, et je trouve cela dommage. Je ne dénigre pas les personnes qui le lisent, seulement moi je n’y trouve pas mon compte, c’est simplement cela. Je continue d’aimer la librairie de Collard, car j’y trouve très souvent ce que je cherche et y ai fait de belles découvertes. Il semble que la critique négative soit difficile aujourd’hui, et c’est bien dommage car on apprend aussi beaucoup des romans qui ne nous ont pas plu. Et je préfère être sectaire plutôt que démago. Plaire à tous est illusoire.
      Merci pour ton commentaire.

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  13. akinaceline

     /  juillet 6, 2012

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais j’ai l’impression qu’on en revient toujours au même débat : la littérature « de gare » permet-elle d’entrer dans le monde de la « bonne » littérature?
    Je reste persuadée du contraire : la lecture n’est pas une habitude qu’on prend en lisant des mauvais livres qui nous ouvrent vers de meilleurs ouvrages, mais une rencontre, à un moment, avec un ou des auteurs. Et cela, je doute qu’on l’ait avec Musso.

    Réponse

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