« Le Collier de la reine et autres nouvelles » de Maurice Leblanc

Ce matin je me suis laissé vivre et ai lu un recueil de nouvelles de Maurice Leblanc mettant, bien sûr, en scène ce cher Arsène Lupin, que je n’avais plus croisé depuis le temps lointain de mon adolescence. Présentées dans un collection à petit prix (Libretti Le Livre de poche, 2€), ces nouvelles sont issues de trois recueils : Arsène Lupin, gentleman cambrioleur ; Les Huit coups de l’horloge et L’Agence Barnett et Cie. Le recueil proposé par Le Livre de poche est donc principalement éditorial, avec, cependant, comme on nous l’explique en préface, une logique qui est la suivante : Un autre fil conducteur du présent recueil est la propension qu’a Lupin à se déguiser, et celle de Maurice Leblanc à jouer sur le trompe-l’oeil. (p.13).

Comme je le disais, Arsène et moi, nous sommes beaucoup fréquentés il y a de nombreuses années, puis le temps, la vie nous a séparés, et j’ai un peu oublié depuis ce qui faisait vraiment le sel de notre relation. Aussi, ce matin, ce fut avec plaisir et aussi étonnement que j’ai refait connaissance avec ce dandy au grand coeur. Je ne vais pas vous résumer les cinq nouvelles de ce recueil (Le Collier de la Reine, La Perle Noire, Au sommet de la tour, La Carafe d’eau et La Lettre d’amour du roi George), ce serait bien dommage, et je préfère vous laisser la curiosité d’y mettre votre petit nez. Non, ce dont je vais vous parler c’est de mon étonnement. Car, oui, Arsène m’a surprise ! Figurez-vous que j’avais gardé de lui, l’image d’un cambrioleur astucieux et que je l’ai retrouvé sous les traits d’un Sherlock Holmes à la française. Arsène, agissant tour à tour sous des identités différentes,  résout ici cinq énigmes policières avec une aisance qui en ferait pâlir à la fois Hercule Poirot et Sherlock Holmes.

Le ton est léger, futile, l’homme est quelque peu ironique et irrévérencieux, et l’on est, incontestablement sous le charme, d’autant que Maurice Leblanc prend soin de nous mettre dans la confidence, nous révélant le fin mot de l’intrigue, presque au nez et à la barbe de la police elle-même : je n’ai, moi, aucun scrupule à déchirer le voile (p.23), nous confie le narrateur de la nouvelle Le Collier de la Reine, tout comme celui de la nouvelle suivante : je ne l’eusse [l’affaire] certes pas racontée si la participation d’Arsène Lupin ne l’éclairait d’un jour tout spécial. Cette participation, il en est peu qui la soupçonnent. Nul ne sait en tout cas l’exact et curieuse vérité. (p.37).

Si certaines intrigues sont plus faciles à résoudre que d’autres, ce n’est pas bien grave, car il y a une réelle veine aventureuse, et un suspens, malgré tout, qui nous fait enchaîner les nouvelles sans lassitude. C’est intelligent, c’est drôle, c’est bien fichu en somme.

Enfin, je fais également rentrer ce recueil dans le Challenge Romans sous Influences, grâce à la première nouvelle de ce recueil, clin d’oeil évident au roman éponyme d’Alexandre Dumas dont Maurice Leblanc était un grand admirateur. En effet, le début de la nouvelle fait référence à l’affaire du collier que Dumas reprend dans son propre roman. Sans le citer, on devine facilement l’influence de l’auteur de romans historiques.

Nouvelles lues dans le cadre du Challenge Maurice Leblanc, un challenge que je vous recommande chaudement, ainsi que dans le cadre du Challenge 2 €.

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46 Commentaires

  1. Il faut que je lise un jour cet auteur, je note donc ce titre.
    Bonne journée et bonne lecture

    Réponse

à vous....

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