« Une odeur de gingembre » Oswald Wynd (Best Of)

Impossible de faire un BEST OF de mes billets de lecture sans vous (re)présenter ce roman essentiel, vital ! Je l’ai lu en mars 2009 et depuis je ne cesse de le recommander !

J’en suis encore toute chamboulée ! J’ai achevé ce matin la lecture de « Une Odeur de gingembre » de Oswald Wynd!

Blottie dans mon lit, j’ai lu avec émotion les dernières pages de ce roman qui m’a littéralement possédée pendant une semaine! Cela faisait longtemps que je n’étais pas tombée ainsi sous le charme d’un roman au point que les dernières pages m’ont arrachée quelques larmes… pourtant aucun pathos, aucun atermoiement, aucune nunucherie… non tout est dans l’évocation, la nuance, dans un style parfait!

Mary Mackenzie embarque  pour la Chine pour épouser Richard Collinsgsworth qu’elle connaît très peu! Durant le long trajet en bateau, elle rédige un journal qu’elle gardera toute sa vie. On suit donc, au fur et à mesure, les pensées, les impressions de cette jeune écossaise qui s’ouvre à la vie, aux découvertes, qui évolue, change ! Elle arrive à Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers. Curieuse de tout, Mary préfère restée éloignée de la communauté européenne qui vit en vase clos.

En Chine, elle a une petite fille Jane, mais sa vie est morne, sans relief, jusqu’au moment où elle a une histoire hors du temps avec un Japonais, Kentaro. Homme énigmatique, dont la culture et le mystère enflamme la jeune écossaise.

Je vous laisse découvrir la suite!

C’est réellement un roman fabuleux, mythique, de ces romans qui resteront dans ma mémoire et dans mes sens! Cette Mary est une sacrée nana, passez-moi l’expression… son intelligence, sa sensibilité, nous la rendent proche, comme une amie lointaine qui nous livrerait sa vie. Le fait que le roman soit écrit comme un journal a aussi tout pour me plaire… il y a toute une réflexion sur l’écriture intime, sur le poids de ces cahiers qu’on enferme dans une petite valise ou dans une boîte, que l’on tient secret… j’ai moi aussi ce genre de boîte…

En dehors de l’histoire personnelle de Mary, on plonge également dans la culture chinoise et japonaise, dans les coutumes, dans les avancées techniques, dans la mode vestimentaire, dans ces pays où les Européens se sont installés, et qui ont voulu imposer leur culture… Mary, a bien conscience de n’être qu’une étrangère et pourtant, elle se fond dans cette culture, dans ce pays, elle en apprend la langue, les coutumes, le savoir-vivre… devenant alors étrangère aussi à l’Europe!

On suit ainsi le destin de Mary de 1903 à 1942… et c’est un merveilleux voyage.

Un Petit extrait

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49 Commentaires

  1. Un livre qui est inscrit sur ma LAL et que je veux lire depuis… je ne compte plus les mois 😉

    Réponse
  2. Une amie m’avait prêté ce livre en 2007 et je l’avais beaucoup aimé.

    Réponse
  3. Patte

     /  septembre 23, 2011

    …Je t’avais promis un retour sur ton FB….Voici.

    Merci George de m’avoir poussé à lire cet ouvrage. Ton point de vue avait piqué ma curiosité. Rejoignant souvent tes choix littéraires, je t’ai fait confiance et acheté le livre sur internet sans même pouvoir le feuilleter !
    Bingo…
    Je dois avouer que je redoutais de tomber sur une narration un brin sentimental tel qu’on peut l’envisager en lisant le résumé. Rien de mièvre.
    J’ai aimé cette histoire menée à la 1ère personne, ses ellipses, son style très si accessible, son héroïne et cerise sur le gâteau : la plongée dans l’Asie du début du XXè siècle ! En particulier, le Japon de l’ère Meiji qui est très bien évoqué avec son ouverture sur l’étranger, sa 1ère révolution industrielle, les débuts de la colonisation (Corée), la 1ère victoire d’un pays asiatique sur un pays européen en 1905. J’ai découvert avec intérêt la présence des Suffagettes.

    C’est vraiment un bon roman, intelligent. On y plonge sans difficulté.

    Encore merci George l' »influente » 🙂

    Réponse
    • les Livres de George

       /  septembre 24, 2011

      Merci d’être repassée !!! je suis ravie qu’il t’ait plu autant ! C’est vrai que malgré le sujet qui pourrait le laisser supposer, jamais le roman ne tombe dans le sentimental ou pathos, tout est dit avec pudeur.
      à bientôt

      Réponse
  4. Eh bien moi, je ne connais guère votre blog… J’ai une amie (avec qui je fréquente la bibliothèque de ma commune) qui l’a lu, l’a aimé et me l’a passé. Je viens de le terminer ce matin, avec l’envie de le recommencer… J’ai beaucoup aimé. Je connais le phénomène des PAL et des LAL, mais je trouve que quand un livre vaut vraiment le détour, on laisse tomber les PAL et les LAL… Un vrai livre de littérature, c’est si rare ! Il y a beaucoup de choses que j’aime dedans, c’est vrai que l’évocation de la Chine est intéressante et me donne envie de me documenter sur la révolte des Boxers, c’est vrai qu’en le lisant, je voyais des scènes du « Dernier empereur » de Bertolucci. Il m’a rappelé aussi un roman de Nevil Shute, « Le testament » (« A town like Alice ») bien que le propos soit très différent -encore que, on a aussi une héroïne britannique (disons) plongée dans la vie d’Extrême-Orient, jusqu’à la guerre, qui va changer la donne… Je le conseillerais aussi et dans la foulée, je me demande ce que cet écrivain a écrit d’autre … C’est donc après avoir lu le livre que j’ai décidé de faire une petite recherche sur le net pour voir ce qu’on en dit et que j »ai découvert votre blog …

    Réponse
  1. SWAP à 2 PAL et cadeaux, cadeaux, cadeaux en pluie ! Merci Martine, Lili, George et Syl. ! |

à vous....

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