Ces auteurs qui me hérissent le poil…

Je le sais d’avance, cet billet va augmenter le nombre de mes ennemis, mais tant pis j’assume ! Ce matin une personne sur le page FB de mon blog s’est retirée de mes « amis » suite à une remarque (que je jugeais anodine) sur les romans de Marc Lévy. Cette attitude pour le moins (peu) surprenante (oui je ne m’étonne plus de grand chose ces derniers temps!), a suscité en moi une envie de mettre les choses au point concernant ces auteurs que j’avoue ne pas supporter, et cela pour différentes raison, qu’elles soient objectives ou (pire) totalement subjectives. Autant vous prévenir tout de suite ce billet sera d’une excessive mauvaise foi.

Voici mon palmarès (profitez-en c’est sans doute l’une des rares fois où vous verrez leur tête sur mon blog!)

Voyez la belle brochette. Dans l’ordre d’entrée en scène pour ceux qui vivraient dans la forêt amazonienne sans télé et sans presse : Marc Lévy, Guillaume Musso, Amélie Nothomb, Jean Teulé et (cerise sur le gâteau!) Eliette Abécassis.

Quel problème puis-je bien avoir avec ces auteurs ??? ils sont beaux, ils sont beaucoup beaucoup lus (parfois même dans le monde entier), ils sont célèbres, ils sont médiatiques, photogéniques etc etc. Bref ils ont tout pour plaire. Ces auteurs font la joie des éditeurs et des libraires, ce sont des auteurs qui, comme disent les libraires « se vendent tout seul », inutile de préparer un argumentaire sur leurs romans, on les empile en tête de gondole et les lecteurs n’ont plus qu’à se servir et à passer à la caisse… une vraie manne ! Il faut dire que les médias traditionnels ont fait tout le boulot : émissions télé de tout genre (littéraire, de divertissement…), presse (interview, articles, pub insérées…), radio, mais aussi affiches diverses et variées vous annoncent la parution de leur nouvel opus ! Impossible de l’ignorer même quand vous vivez à l’étranger ! On pourrait se dire que c’est merveilleux, que le livre se porte encore bien, qu’il est encore générateur de ventes, que la culture française se porte décidément très bien !!! certes… mais en fait, non !

Marc Lévy et Guillaume Musso sont venus à l’écriture sur le tard : Lévy en 2000, Musso en 2001. Avant d’épouser la carrière d’auteur, le premier a fait des études de gestion et d’informatique, le second des études d’économie. Leur carrière dite littéraire débute par un roman qui remporte un grand succès. jusque là pas grand chose à dire (quoique…). J’avoue n’avoir pas lu en entier un roman de Lévy ou de Musso, mais j’ai pu entendre la lecture d’un roman du premier, et parcourir quelques pages d’un du second. Bien sûr ce n’est pas la même chose que de lire un livre en entier, mais quand je lis une page prise au hasard d’un Balzac ou d’une Oates, il se trouve que je parviens à apprécier le style, donc cela doit pouvoir être le cas pour ces messieurs. Le problème que j’ai avec Lévy et Musso relève précisément de ce manque de style que leur écriture révèle. Prenons l’exemple de l’incipit de ce roman de Lévy, Vous revoir et appliquons-nous à une lecture (à peu près) stylistique :

« Arthur régla sa note au comptoir de l’hôtel. Il avait encore le temps de faire quelques pas dans le quartier. Le bagagiste lui remit un ticket de consigne qu’il enfouit dans la poche de sa veste. Il traversa la cour et remonta la rue des Beaux-Arts. Les pavés lavés à grands jets d’eau séchaient sous les premiers rayons de soleil. Dans la rue Bonaparte, quelques devantures s’animaient déjà. Arthur hésita devant la vitrine d’une pâtisserie et poursuivit son chemin. Un peu plus haut le clocher blanc de l‘église de Saint-Germain-des-Prés se découpait dans les couleurs de cette journée naissante. Il marcha jusqu’à la place de Fürstenberg, encore déserte. Un rideau de fer se levait. Arthur salua la jeune fleuriste vêtue d’une blouse blanche qui lui donnait une ravissante allure de chimiste. Les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui fleurissaient les trois pièces du petit appartement qu’Arthur occupait il y a deux jours encore.« 

Que remarque-t-on ? Comme tout incipit qui se respecte le qui? Quoi? Où? Quand? sont bien respectés, voire même exagérés notamment pour le Où puisque l’accumulation des noms de rue et  de lieu dans quatre phrases successives ressemble bien à une faute de style… donc, vous l’aurez compris, le roman se situe à Paris et dans un quartier très connu et chargé de connotations culturelles : oui la rue Bonaparte, Saint-Germain des Près incarnent le Paris de Sartre et des années 50, derrière la place de Fürstenberg on devienne l’ombre de Delacroix qui y avait sa maison… on sent du lourd culturel ! Mais chez Lévy, il s’agit avant tout d’évoquer (décrire serait impropre) un quartier archi connu car très prisé des touristes, un quartier inscrit dans tous les guides touristiques. Bref un quartier qui ne risque pas de désorienter le lecteur. Si l’on observe les actions effectuées par le personnage, on remarque (en gras dans le texte) une accumulation de verbes d’action, et voilà bien le propre du style de Lévy : le récit des menues actions du personnage, tout est dit dans le détail, mais cela n’apporte rien. Quel est l’intérêt au fait qu’il mette le ticket de consigne dans sa poche ? ;  l’hésitation devant la pâtisserie témoigne, sans nulle doute, d’une certaine gourmandise du personnage… mais bien sûr !!! Enfin la dernière phrase est à elle seule une perle : quelques termes sont très parlants : « chimiste » par exemple, terme suscité par la « blouse blanche » mais pourquoi pas « médecin » ou « infirmière », pourquoi « chimiste » ? quel rapport entre une fleuriste et une chimiste ? on ne sait pas ! on se dit que cette énigme va être éclaircie dans la phrase suivante par une autre métaphore qui filerait la première, mais on tombe alors sur « anarchique » ??? donc cette fleuriste est une chimiste qui fait des bouquets anarchiques??? quel rapport ? Autre étrangeté qui stoppe ma lecture : « Les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui« que vient faire ce « avec lui »??? certes on devine bien le lien entre cette fleuriste chimiste à tendance  anarchiste et le personnage gourmand, mais avouez que la manière d’annoncer ce lien est bien maladroit. C’est ce que l’on appelle un cheveu sur la soupe, d’autant que la phrase ne comporte aucune virgule ce qui lui donne une allure étrange qui gêne la compréhension. N’aurait-il pas fallu écrire : Les bouquets anarchiques, qu’elle composait souvent avec lui, fleurissaient les trois pièces du petit appartement qu’Arthur occupait il y a deux jours encore. La répétition du pronom relatif (qu’elle composait ; qu’Arthur occupait) n’arrange rien !!! Quand je tombe sur ce genre de phrase dès l’incipit, je referme le bouquin ! Relisons plutôt l’incipit de La Curée de Zola (oui je sais tout le monde n’est pas Zola!), voilà bien un écrivain dans le sens plein du terme (et cela même s’il n’aime pas George Sand).

Mais qu’en est-il des autres auteurs cloués à mon pilori ? Nothomb, Teulé et Abécassis appartiennent à une autre catégorie. Ce n’est pas tant leur style qui me gêne, et j’ai tendance à les croire écrivains. Ce qui me dérange c’est l’engouement qui les entoure et qui me semble surtout motivé par une médiatisation à outrance. Amélie Nothomb tout d’abord publie chaque année au mois de septembre son nouveau roman, comme les journaux télévisés traitent sempiternellement fin août du chassé-croisé des vacanciers, en septembre de la rentrée scolaire, en juin du bac et de ses révisions… bref  Nothomb est le marronnier littéraire ! Certes la dame écrit beaucoup et tout le temps, mais je reste dubitative sur une qualité annuelle. Curieuse, j’ai lu L’Hygiène de l’assassin et Les combustibles (je parle donc de ce que je connais!); sans être désagréable ces lectures ne m’ont rien apporté. Dans le premier, il faut attendre la moitié du roman pour s’intéresser à l’histoire, pour le second, si l’idée est intéressante, Nothomb ne l’assume pas ! N’aurait-il pas été plus courageux de prendre des romans et des auteurs existant ou ayant existé, plutôt que d’en créer de toute pièce. L’intérêt du sujet se perd alors. Concernant Teulé, dont j’ai lu Le Montespan et Les lois de la gravité, là encore je trouve sa réputation sur-estimée. Je prendrais pour exemple Le Montespan. Sous couvert de renouveler le genre du roman historique, Teulé se complaît dans une vulgarisation démagogique qui aurait surtout tendance à nuire à son sujet  (lisez par exemple la critique de Marie du dernier de ses romans Charly 9) ! Cette tendance à la vulgarité sous couvert de modernité a le don de m’horripiler dans la mesure où cette vulgarité est totalement gratuite, et ne sert qu’à offusquer la bourgeoise !

Enfin, Eliette Abécassis est un cas à part ! et c’est là que je vais être totalement subjective et d’une grande mauvaise foi ! son image médiatique est pour moi un frein puissant à la lecture de ses romans ! Pour avoir vu et entendu Eliette Abécassis dans diverses émissions de télé, pour avoir lu aussi certains entretiens dans quelques journaux, je suis désolée de vous dire que je trouve cette femme bécassine,  et minaudière… Si Nothomb me semble toujours intéressante dans ces interventions télévisuelles à tel point que je serais presque prête à retenter la lecture d’un de ses romans, Eliette Abécassis, à chacune de ses apparitions, me désole. Et le summum fut atteint cet hiver quand je l’ai vue dans un spot de pub pour la chaîne de vente de fleurs par correspondance très connu. Dans ce spot, en pleine période pré-Saint-Valentin, on la voyait écrire un texto à son « amoureux » dont un mémorable : « ce matin tu es parti en oubliant quelque chose : moi » !! wahou!! ça c’est la preuve d’un écrivain au style dévastateur… bon, oui je sais je suis très méchante…

Je suis certaine que vous ne manquerez pas de défendre avec enthousiasme ces auteurs si cruellement attaqués dans ces quelques lignes ! Pour moi la vraie littérature rime avec rareté, et le nombre de lecteurs n’est pas forcément signe de qualité, je pourrais vous trouver des exemples à la pelle. Je crois aussi que Lire de bons livres vous empêche d’apprécier les mauvais (Le Cercle des épluchures de patates p.80), c’est là mon grand problème, j’ai sans doute lu trop de bons livres …

Au fait, et vous ? quels sont les auteurs qui vous hérissent le poil ???

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306 Commentaires

  1. Boudiou!… Mais ça tire dans tous les sens par ici dis donc!…
    Je dirais que le crédit que l’on accorde à certains auteurs est parfois bien plus haut que leurs réelles capacités à distraire l’esprit… Avoir un ressenti en fin de lecture c’est tout un art que l’auteur fait passer ou pas…
    Le seul et unique Nothomb que j’ai lu (dont je ne me souviens d’ailleurs plus du titre…) m’avait laissé un goût de piquette mal vieillie… De plus, je n’aime pas du tout cette personne dans son parler, son phrasé et son attitude dans les émissions de télé où j’ai eu la malchance de la subir… Ça c’est dit!
    Pour ce qui est de Musso et Lévy, je ne les ai jamais lu mais je me souviens d’avoir vu une interview de l’un deux (je ne sais plus lequel en fait : pour moi ils se confondent…) où il avouait être conscient que ses écrits n’étaient pas de la grande littérature… Dans l’incipit que tu présentes, j’ai plus l’impression de lire un début de scénario qu’un début de roman… Peut-être est-ce pour cela que certaines de ses adaptations sont plutôt réussies…
    Pour Teulé, j’ai lu « Le Montespan » qui m’a bien fait rire et qui, la gaudriole mise à part, est plutôt assez proche des réalités de l’Histoire (pour ce que je m’en souviens…).
    Maintenant, j’ai moi-même beaucoup de mal avec ces auteurs qui « produisent » quasi à dates fixes, qui se renouvellent rarement et qui se prennent le melon…
    Classiques ou contemporaines, je pense avoir des lectures assez éclectiques, mais quand je referme un roman et que le fameux « bof, tout ça pour ça » se profile, peu importe l’auteur, j’ai du mal à réitérer… Ce fût le cas avec Doris Lessing d’ailleurs… J’ai parfois tendance à « excuser » certains auteurs que je connais déjà quand ils sortent un titre qui ne reprends guère leurs « standards » comme ce fut le cas avec John Grisham et son « Theodore Boone ».
    Bref!
    Comme je l’ai déjà dit, tout cela est aussi question de disponibilité d’esprit et de ce que l’on attends qu’un roman nous provoque comme émotions…
    Ceci dit, et pour clore ce long commentaire, je n’ai pas eu l’impression d’être dénigrée pour le fait que je lis du Teulé, dans ton article, ni même que tu ais critiqué ceux qui lisent les auteurs cités… Tu as juste exposé les auteurs qui te hérissent le poil et pourquoi… Comme je dis toujours à mon fils : « On ne dit pas que c’est nul : on dit que l’on aime pas » Et c’est bien là ce que tu as fait à mon sens… Et de façon très bien argumentée je trouve… A moins que je ne saches plus lire correctement, hein?…

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      boudiou ça c’est du commentaire, c’est ton record j’ai l’impression… pour mon plaisir !
      J’ai effectivement relu mon billet et à part l’allusion à la bourgeoise qui est plus une façon parler et ne vise personne en particulier, il ne me semble pas avoir été méprisante ! mais comme dit ma mère, qui se sent morveux se mouche ! mais je peux comprendre très bien aussi que l’on apprécie guère qu’on dénigre un auteur qu’on apprécie ! Cela dit, je trouve tout cela très intéressant et je ne m’attendais pas à tant de réactions !

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      • En fait on retombe toujours sur le meme probleme : on ecrit on ne parle pas, les nuances ne sont pas perceptibles par celui qui nous lit.
        Tu n’a pas ete specifiquement meprisante (certains commentaires l’ont ete vraiment par contre), mais en disant que tu vas encore te faire des ennemis, inconciemment tu associes les lecteurs aux auteurs. D’ou l’impression de certains, dont moi, d’etre pris pour des cretins.
        Je sais tres bien que ce n’etait pas du tout ton but, mais pour etre vulgaire je dirais que tu es delicieusement mange merde (desolee pour les sensibles, c’est une expression tres moche)

        Je me permets de te dire ca car je t’apprecie et je sais que nous avons beaucoup de gouts en communs (oui d’accord pas tous 😉 )

        Et il est normal que les personnes qui ont le meme avis que toi ne ressente pas du tout ce cote la.

        Bon demain tu nous fais un gentil billet sur un livre que tu as aime ? hein dis ????!!!

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        Val@ : l’allusion à mes futurs ennemis vient seulement du fait que je m’attendais à être descendue pour mes critiques, et j’ai été très surprise de constater que plusieurs blogueuses ont cru que je les dénigrais ! bref !
        « mange merde »?? qu’est-ce ??? tu veux dire que j’aime bien f… la merde ? en tout cas j’aime bien quand ça bouge, remuer la fourmilière !
        pour le billet demain, je me tâte, pourrais essayer de descendre en règle Victor Hugo…. je plaisant 😉

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      • Oui tu vois : ce qu’on veut dire et ce qui est compris….

        Et puis pour ma verte expression tu as bien saisi le sens. Rien de mechant. Avoue que le sujet s’y prete

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  2. Mon dieu je suis tellement d’accord. Le seul et unique Levy que j’ai lu il y a des années, « et si c’etait vrai », suintait le sucre et le cucul. Et la semaine dernière j’ai acheté (sacrilège) le dernier musso qui est sur tous les bus en ce moment, « la fille de papier », car j’ai eu peur qu’une partie de l’histoire soit la même que mon roman en cours. Ah ah ! evidemment ce n’est pas le cas, et j’ai déjà eu du mal à le supporter jusqu’à la page 60 (sur 400 !!) où j’ai finit par passer de la page 60 à la derniere du livre direct. Le style est nul, les personnages clichés, il prend vraiment les lecteurs pour des gens stupides tellement tout est maché comme dans un film americain. J’ai fini par abandonner le livre sur les boites aux lettres en bas de chez moi, que quelqu’un se serve histoire de ne pas le jeter…

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      C’est généreux à toi cet abandon ! ce que tu dis des romans de Musso ne me surprend pas, et je suis d’accord avec toi, il faudrait que ces auteurs soient plus exigeants avec eux-mêmes !

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    • tu me fais rire !!!
      j’ai lu uniquement « et si c’était vrai »……un truc immonde…..
      jamais plus je ne me ferai avoir par « cette littérature »

      Je ne suis pas méprisante, libre à chacun de lire ce qu’il veut, même le mauvais…à condition de ne pas prétendre lire de la haute littérature.
      Je ne juge pas celles et ceux qui aiment, c’est leur liberté.
      Non seulement je n’ai me pas, mais les amateurs de littérature s’accordent à dire que c’est mauvais….

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        Sans prétendre que c’est de la haute littérature, si au moins c’était écrit, ce serait déjà pas mal !

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      • Et bien mimipinson tu as une tres haute estime de toi meme, c’est bien.

        Mais si ce n’est pas du mepris alors qu’est ce que c’est ? Tu ne juges pas , ah bon…

        et c’est quoi la haute litterature pour toi ?
        et les amateurs de litterature ?

        Ah mais non excuse moi, je ne peux pas comprendre, je lis du Musso…;-)

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 27, 2011

        Val@ : si on pouvait éviter les attaques personnelles ça m’arrangerait ! le but n’est pas de nous crêper le chignon, chacun donne son avis pour débattre ! merci 🙂

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      • Toutes mes excuses George, ainsi qu’a Mimipinson et aux autres bloggeurs.

        Je n’ai peut etre pas fais de grandes etudes litteraires comme vous mais j’ai quand meme un Bac litteraire, et un LCE d’Anglais, je lis de tout et tres souvent des classiques…je pensais etre « amateur de litterature » .

        Tout ca pour dire que ces remarques et amalgames sont tres blessants.

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        • leslivresdegeorgesandetmoi

           /  avril 27, 2011

          Juste un petit mot avant que j’aille me coucher ! Val tu n’as pas à te justifier par tes études, tes avis sont aussi intéressants que d’autres! c’est juste que j’aimerais qu’on puisse discuter sereinement pour que le débat puisse évoluer, j’espère que tu me comprends !

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      • Ok George, merci.
        Mais relis a tete reposee tous les commentaires et peut etre comprendras tu ma reaction excessive (promis la prochaine fois je prends des calmants avant de participer ;-))
        A un moment trop c’est trop. Ce n’est plus du debat.

        A demain !!!

        (PS : il y avait quand meme beaucoup de commentaires interessants meme si je ne partage pas toujours les avis !)

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  3. Pauline

     /  avril 27, 2011

    Bonsoir Georges!
    Je suis tout à fait d’accord avec toi concernant ces auteurs  » à succès » qui ne sont que « commerciaux » et sans grand intérêt littéraire… J’y ajouterai d’ailleurs Eric-Emmanuel Schmitt que j’ai beaucoup apprécié au début et qui suit – à mon avis – cette même tendance commerciale en sortant à intervalles très réguliers des livres sans grand intérêt…
    Si je peux me permettre une remarque, je trouve dommage qu’il y ait autant de fautes d’orthographe dans des billets littéraires – par ailleurs, fort intéressants… Mais je suis probablement trop puriste et un peu « vieux jeu »… Sans rancune…

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Il faudrait peut-être aussi jeter un coup d’oeil du côté des maisons d’édition qui demandent peut-être aussi cette régularité !
      Pour les fautes d’orthographe, j’essaie de faire attention, mais je tape assez vite sur le clavier et parfois à la relecture je loupe des fautes ! c’est regrettable, c’est sûr !

      Réponse
  4. Juste en passant, et pour me faire encore plus d’ennemis que toi, je ne supporte pas l’écriture d’Anne Gavalda que je trouve d’une platitude à pleurer… J’ai pourtant insisté (j’ai commencé deux romans) et définitivement renoncé !

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      je n’ai pas parlé de Gavalda parce que je n’avais pas d’arguments, j’ai lu son recueil de nouvelles à sa sortie mais je ne m’en souviens pas.. c’est sans doute un premier argument 😉

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  5. pivoine

     /  avril 27, 2011

    On est d’accord ou pas avec toi (peu importe d’ailleurs) mais ton billet est construit et argumenté et que ceux qui trouvent que tu critiques les lecteurs de ces auteurs me jettent la première pierre.
    Tu cites Gavalda juste au dessus, personnellement je l’adore mais je sais bien qu’elle ne fait pas l’unanimité. Mais je m’y retrouve dans ces livres et c’est le principal à mes yeux. Margotte trouve son écriture plate moi je la trouve émouvante (indépendamment de l’histoire). C’est comme ça chacun ses goûts et tant mieux.
    Musso Lévy j’en ai lu (beaucoup), et ma foi je lis ça comme je lisais les Harlequin quand j’avais 12 ans 😉 (ou comme un Gala chez le coiffeur).
    Vite consommé vite jeté.
    Nothomb je ne peux pas, je n’accroche pas (et à son « personnage » encore moins), Abécassis pareil (je me suis beaucoup moqué d’elle sur FB…avec toi il me semble ;-)) mais j’ai lu son livre dont j’ai déjà oublié le nom (celui sur son divorce) et j’ai bien aimé (malgré une absence de style). Mais je ne renouvellerais pas l’expérience avec un autre.
    Dans ces auteurs à prendre et/ou à laisser je mettrais Douglas Kennedy tiens! J’en lis beaucoup, certains que j’aime plus que d’autres mais j’ai tendance à dire que c’est un peu le Musso/Lévy à l’américaine…mais comme il est américain ça passe mieux non?

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      Pour Kennedy on peut accuser le traducteur ça dédouane ! 😉
      Mais plus sérieusement, j’ai aimé un roman de Kennedy, j’assume, comme j’ai aimé aussi Dan Brown, mais je les prends pour ce qu’ils me donnent, je les lis généralement en vacances, quand j’ai envie de me changer les idées !

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      • pivoine

         /  avril 27, 2011

        Mais j’aime beaucoup certains Kennedy, je trouve juste que depuis quelques temps ça va moins bien depuis la femme du Vème je suis déçue).
        Dan Brown j’avais bien aimé Da Vinci code (pour l’histoire plus que pour le style) mais le reste j’ai eu du mal (c’est répétitif, toujours la même mécanique, ce que je reproche un peu à Musso… Mary Higgins clark tiens!)

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      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 28, 2011

        Pivoine@ : c’est souvent le problème, certains auteurs ne savent pas se renouveler, il vaut mieux lire les premiers romans qu’ils ont écrits, et éviter de tous les lire pour ne pas être déçu !

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  6. Tu es un peu dans la provoc là, non ? Je dois avouer que pour une fois je ne suis pas du tout d’accord avec toi… Le problème c’est que, forcément, quand on a du mépris pour un auteur on en a aussi pour ces lecteurs… J’avoue être comme (celle dont je me ne rappelle plus le nom d’ailleurs) je ne me permet jamais de descendre un livre, si ça n’a pas fonctionné j’en déduis juste que c’est une lecture qui n’était pas pour moi. Ce n’est pas un manque de franchise mais juste du respect pour l’auteur. Je ne sais que trop ce que l’on investis dans son écriture, on s’y met à nu… Alors ce sont des mots qui peuvent faire très mal (et je n’aime pas faire mal)… Pour les auteurs dont tu parles je ne les aimes pas assez pour les défendre bec et ongles, mais j’ai lu Amélie Nothomb même si je ne l’a lis plus. Et je me rappelle d’un titre de Guillaume Musso (« puisque je t’aime » il me semble) qui m’avait scotché… Je pense que chaque littérature est noble et qu’il n’y a aucune « mauvaise lecture », je lis de tout personnellement, et la seule chose qui m’importe c’est le plaisir que je vais retirer de ma lecture… Le reste m’importe peu… Je trouve cela dommage de dire qu’il y a des lectures plus nobles que d’autres…
    Voilà… J’avais envie de participer à votre débat… Et j’espère ne pas t’avoir froissé car cela ne remet nullement en question le plaisir que j’ai à venir te lire… N’oublions pas d’avoir un peu d’humour et de modestie dans tout cela… Nous ne sommes que des lecteurs en fait (mais c’est déjà beaucoup….)
    Bisous, bisous

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      oui toi le problème c’est que tu es beaucoup trop gentille ! je ne suis pas d’accord avec toi, je crois qu’il faut lire un livre indépendamment de l’auteur de sa sensibilité, de sa susceptibilité sinon tu ne peux pas juger un livre ! et puis surtout il faut faire la différence entre la valeur du livre et l’auteur c’est un peu comme au lycée, le prof note une copie pas l’élève, ce n’est pas la même chose ! d’autre part, non toute la littérature n’est pas noble et il ne faut pas mélanger, heureusement il y a plusieurs littératures, c’est aussi ce qui fait sa richesse ! bisous !!!

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  7. Coucou George, Ton idée de débat a commencé ? Je n’ai pas trop le temps de tout lire, je reviendrai. C’est passionnant. Mais je vais dire un truc moi aussi… Le principal c’est de lire, non ? Des BD, des Harlequin, du Proust, la bibliothèque rose, Troyat, Sand, des livres de vampires… je n’irai pas jusqu’aux romans-photos ! mais les livres sont du rêve et le rêve c’est ce qui fait vivre.

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      En quelque sorte oui ! j’avais envie de parler des auteurs que je n’aime pas. Je suis d’accord, le principal c’est de lire, mais pas tout et n’importe quoi ! j’aime les romans jeunesse, j’ai découvert dernièrement la fantasy, mais pour moi il faut faire le tri ! il y a tellement de romans à lire !

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  8. elia

     /  avril 27, 2011

    Bonsoir,
    Pour une 1e sur ce blog, un peu au hasard, j’ai au moins eu de quoi lire ! 😉
    Je ne rentre pas dans la polémique sur les auteurs cités mais je trouve dommage de lire chez plusieurs d’entre vous, je résume, « je n’ai lu qu’un bouquin (ou un demi) et je n’aime pas l’auteur » !
    C’est un peu court, jeune homme…
    J’ai lu « Où es-tu ? » de M.L et j’ai beaucoup apprécié. J’ai lu deux autres ensuite, je n’ai pas aimé. J’ai lu « La femme du Ve » de Kennedy et j’ai détesté (lent, lourd, sombre…) et pourtant bcp le portent aux nues. J’en lirai donc d’autres pour me faire une idée plus juste.
    J’aime certains Beigbeder et pas du tout d’autres (là c’est le personnage que je n’aime pas, mais c’est une autre histoire)
    Mary Higgins Clark a écrit d’excellents bouquins, il y a vingt ans. Les derniers m’ont déçue.
    Ne lire qu’un ouvrage d’un auteur n’est pas suffisant, à mon sens, pour se faire une idée.
    Mais je vous laisse discuter, c’est très intéressant.

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    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      Bienvenue Elia !
      Effectivement il faudrait lire plusieurs romans d’un même auteur pour pouvoir se faire une idée juste, mais parfois un peut aussi suffire, et en lire plusieurs ne nous fait plus apprécier un auteur, c’est mon cas pour Kennedy dont j’ai lu 3 romans et qui, au final, m’a lassée.

      Réponse
  9. Et bien ton billet fait réagir !!! Moi j’adore ce que tu écris, ton analyse est excellente et ça me fait un bien fou de te lire ça. je suis bibliothécaire et confronter au syndrome Levy Musso Teulé Nothomb tous les jours, je rajoute sans l’avoir lu Pancol et ses kangourous et ses écureuils, C. Jack et ses romans égyptiens à rallonge qui me foutent en l’air mon budget je le déteste celui-là, en plus faut gérer les réservations de toutes ses séries. Mais il y a aussi Françoise Bourdin et sa copine F. Bourdon et les américaines D. Steel et M. H. Clark. j’essaye de résister « si on me demande pas je commande pas » Mais là pour ça pas de soucis, les gens suivent parfaitement ce type de sorties littéraires. La blague d’un de mes collègues sur la différence entre les livres de Levy et de Musso, car il parait qu’ils se ressemblent un peu : « Il y en a un qui a un PC et l’autre un Mac mais pour le reste c’est le même logiciel !! » Pour Teulé je suis un peu plus « isolée » beaucoup de mes collègues aiment et moi je pense qu’il a trouvé une recette « un peu d’histoire et beaucoup de sexe ». Ce qui me dégoute c’est qu’on leur fait une pub d’enfer, ils vivent de « leur plume » et les bons écrivains rament. Je ne savais pas qu’ E. Abecassis faisait de la pub ça c’est le pompon alors là les bras m’en tombent !!! Mais heureusement il y a les blogs « Espace de liberté » où on peut en discuter et en rire.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      J’aime beaucoup la phrase de ton collègue, très piquante ! Oui tous ces « auteurs » qui remplissent les étagères des bibliothèques municipales sont certes un bon moyen de faire lire, mais il faudrait pouvoir passer à autre chose ensuite. Ce qui les unie c’est que, comme tu le dis, ils ont trouvé LA bonne recette, mais à force de la faire cette recette ils en oublient certains ingrédients qui donnaient du goût à leurs premiers romans !

      Réponse
  10. leslivresdegeorgesandetmoi

     /  avril 27, 2011

    Désolée il est tard (enfin pour moi!) et j’ai encore du boulot qui m’attend, mais continuez sans moi, je lirai vos commentaires demain !

    MERCI A TOUS POUR VOTRE PARTICIPATION !

    Réponse
  11. Je ne suis pas une lectrice pour « juger » les livres (où leurs auteurs) mais seulement pour les apprécier, ou non !!!
    Je ne crois pas que cela soit notre rôle
    (et non je ne crois pas être « trop gentille » :0)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 27, 2011

      il faut que je fasse plus attention à ce que je dis ! « juger » était sans doute mal choisi, disons pour émettre un avis ? dans la mesure où tu fais un billet de lecture tu donnes un avis malgré tout, un avis qui montre que tu a apprécié ou non !
      c’est vrai qu’on n’est peut-être « trop » gentille !
      bises

      Réponse
  12. Wow, il y a un paquet de commentaires et je n’ai pas le temps ce soir de les lire tous. Je suis en tout cas d’accord avec toi, et j’avoue que je ne lis pas ou très peu ces auteurs. Par exemple, j’ai lu le premier roman de Levy et ça m’a suffit (pas assez littéraire) et je n’ai même pas tenté Musso, ils ont leurs lecteurs (fans ?), tant mieux pour eux. Pour Teulé, j’ai lu Mangez-le si vous voulez et quand même ce livre m’a impressionnée mais tu vois je ne me suis pas lancée dans la lecture de ses autres romans (un à me conseiller plus particulièrement ?). Quant aux filles, j’ai lu Le manuscrit de Qumran d’Abécassis (thriller mystique pas mal) mais je ne me suis pas non plus lancée dans les autres livres. Et pour Amélie Nothomb, j’en ai lu quelques-uns mais pas tous, c’est vrai qu’elle est médiatique et pourquoi n’en profiterait-elle pas ? C’est une fille intelligente et originale mais je pense que ses romans sont inégaux (je conseille Stupeur et tremblement, et La métaphysique des tubes). J’espère qu’il n’y a pas d’erreur dans les titres…

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      pour Teulé je ne vais pas être bonne conseillère, je le crains ! Pour Nothomb, le problème avec l’effet média est que j’aime bien l’entendre parler de littérature, de sa façon d’écrire mais je ne retrouve pas cet intérêt quand je lis sees romans, donc le médiatique est trompeur (mais bon ça on s’en doutait un peu) !
      Pour Lévy et Musso, on se fait écharper quand on dit qu’ils ne sont pas littéraires, mais c’est vrai pourtant, Lévy d’ailleurs ne se prend pas pour un grand auteur (Dieu merci!), il faut donc les lire pour ce qu’ils sont, mais leur style est pour moi trop inexistant pour que je puisse entrer dans leurs histoires (dont les sujets d’ailleurs ne m’intéressent pas!)

      Réponse
  13. J’ai lu un roman de Musso que je n’ai pas aimé. Le style ne m’a pas inspiré. Je ne connais pas les autres auteurs de ton article…
    Par contre, j’aime beaucoup Douglas Kennedy. J’ai adoré Cul de sac et j’ai lu avec plaisir ces autres romans à l’exception de la Femme du Ve qui ne m’a pas inspiré.
    Je ne suis pas sûre que rareté rime avec qualité. Je pense qu’il n’y a pas de règle en la matière et qu’il faut surtout lire ce qui nous fait envie. Après la hiérarchie du bon goût dans la culture savante, c’est une affaire qui me dépasse… 😉
    A vous mesdames d’assumer et de revendiquer vos goûts !

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      J’ai lu 3 romans de Kennedy, j’ai beaucoup aimé « à la poursuite du bonheur » mais lire plusieurs romans de cet auteur à la suite montre les failles et les redites, on sent alors la recette commerciale ! quoiqu’il en soit il me semble que le style (qui passe par une traduction) est plus fluide et travaillé que chez Lévy !
      Pour ce qui est de la rareté et de la qualité, évidemment ça ne fonctionne pas avec Balzac par exemple, je suis d’accord, et les écrivains comme Dumas par exemple étaient aussi attaqués parce qu’ils étaient payés à la ligne, sauf que c’était d’un autre niveau littéraire !

      Réponse
  14. Waouh ! J’arrive après la bataille mais tu m’excuses hein, j’ai eu du monde (là ils dorment) depuis hier et pas facile de gérer… Débat très intéressant m^me si j’ai lu certains commentaires en diagonale. J’ai lu les deux premiers Lévy qui m’ont rien apportés, mais dommage que tu n’aies pas pris celui avec un avion en couverture : à la page 20, une énormité, je ne peux pas détailler ici mais il se goure carrément dans les dates et le déroulement de son texte !! Enorme ! Lui, c’est réglé. J’ai essayé un Musso, j’ai eu l’impression de voir un DVD et il cite sans arrêt des auteurs prestigieux (pour montrer qu’il a de la culture ??), bref, horreur (pour moi, je précise, je ne juge pas celles qui aiment cet auteur). En revanche Douglas Kennedy, j’ai aimé jusqu’à la Poursuite du Bonheur (et non la recherche comme j’ai vu plus haut), puis beaucoup de kilomètres. J’aime Anna Gavalda, j’assume. Claudie Gallay m’a beaucoup déçue récemment et justement l’intérêt de ce débat, je l’ai senti dans les commentaires pro-Gallay a été de me descendre, moi, insensible, parce que son style m’a fait buter sur l’histoire, et patatis et patatas… Désolée de dire ce que l’on pense, tout simplement, sans mépriser le lecteur de tel ou tel auteur. Cela dit Victor Hugo, dans son oeuvre colossssaaaale a pondu quelques « harlequinades »…Et c’est mon classique préféré. Aaah, à moins que Harlequin ait plagié Hugo ??
    Il faut voir aussi dans tout cela l’évolution du langage, son appauvrissement des termes dits classique et l’appartion de néologismes appréciés des amateurs de sms et dont certains écrivains pauvres en vocabulaire savent capter l’attention. Pour les autres, je ne sais pas. Et je ne parle que de ce que j’ai lu, que j’ai aimé ou pas. Et pis, bon courage pour relire tout ça !! Mais au fait il a commencé ton débat une fois par mois sur les auteurs qui font polémique !!!^^

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      Tu mets bien le doigt sur le problème ! je trouve qu’il y a trop d’affect dans tout cela ! comme si la littérature ne pouvait être jugée que sur l’histoire, or un roman c’est un tout : une bonne histoire et un bon style, mais il existe aussi des romans où il ne se passe rien et qui est entièrement tenu par le style. J’ai lu un roman danois qui correspond bien à cela : histoire minimaliste mais une puissance dans un style simple qui fait que le roman est génial. On peut être attiré par un beau paquet cadeau et être déçu par le cadeau qu’il contient !

      Réponse
  15. Eh beh! Voilà un article qui déchaîne les passions!
    J’avoue que j’ai un peu de mal à voir en quoi dire qu’on n’aime pas un auteur est méprisant pour ses lecteurs. Ca veut dire qu’on n’a le droit que de parler de ce qu’on a aimé? Quel est intérêt? Je revendique le droit d’être énervée par certaines de mes lectures et de le dire!
    J’ai lu Hygiène de l’assassin que j’avais bien aimé, un ou deux autres de Nothomb, plus récents, que j’ai oubliés… et un d’Abécassis, dont je ne me rappelle ni le titre ni le contenu.
    Je n’ai jamais lu Lévy et Musso et n’ai aucune envie de le faire. Il y a déjà trop de livres que j’ai envie de lire, je ne vois pas l’utilité de m’embarquer dans ceux qui ne m’inspirent pas.
    J’ai relevé dans les commentaires (et ça m’avait déjà fait tiquer quand j’ai lu le sujet sur la Bit Lit lancé récemment sur Livraddict) que certaines personnes disent grosso modo que ce n’est pas grave si un écrivain n’a pas de style, parce qu’elles ont besoin de lectures de détente pour se vider la tête. Je ne suis pas d’accord. J’aime autant lire J.K. Rowling que Proust, mais la qualité de l’écriture et la bonne tenue de l’histoire sont aussi importantes pour moi dans les lectures de détente que dans les lectures sérieuses et je suis aussi exigeante pour les unes que pour les autres. Pour moi c’est une question de respect du lecteur. Et je ne vois pas pourquoi bien écrit devrait être synonyme d’ennuyeux. Au contraire.
    J’aime avoir l’impression que l’auteur a voulu donner le meilleur de lui-même, et pas qu’il a juste cherché ce qui pourrait lui attirer le maximum de ventes. Or c’est l’impression que j’ai en lisant Teulé ou Eric-Emmanuel Schmitt. Pour la même raison, le Da Vinci Code m’a énervée : j’ai eu l’impression que Dan Brown avait fait un mix pas hyper bien fait de quelques bouquins ésotériques tels que L’énigme sacrée, ajouté une énigme accrocheuse mais prévisible, des personnages attachants mais dénués de profondeur, et vogue la galère!
    Je n’ai aucune formation littéraire et ne me sentirais aucune légitimité à faire un commentaire de texte comme celui auquel tu t’es livrée. Mais j’estime avoir les compétences nécessaires pour dire que Teulé raconte des âneries (merci de m’avoir citée!) et je le dirai si j’en ai envie, et tant pis si je suis taxée d’élitisme.
    De plus, je ne pense pas mépriser les lecteurs de Teulé en le faisant, c’est plutôt lui que je trouve méprisant vis à vis de ses lecteurs. Je trouve méprisant de considérer qu’on vendra mieux en racontant des anecdotes croustillantes absurdes qu’en apprenant quelque chose aux gens, et qu’il est plus lucratif de faire dans le gore et le vulgaire que de prendre la peine de se documenter sérieusement sur le sujet dont on parle.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      Tu as raison, prenons ma bonne vieille Sand tant décriée et critiquée, moi qui aime particulièrement ses romans, je devrais me sentir méprisée par ceux qui ne l’aiment pas ! mais pas du tout, au contraire ça me donne envie de la faire connaître et de la défendre ! il faut revendiquer ses amours mais ces « haines » aussi !
      Ton deuxième paragraphe dit très bien ce que je pense aussi ! même pour me détendre, je n’ai pas envie de lire de la m… parce que c’est vrai je suis exigeante, et qu’un style inexistant me tient à l’écart de l’histoire ! Peut-être il a-t-il aussi une certaine méconnaissance des textes classiques, de vieux souvenirs de lycée ou de collège qui laissent un goût d’ennui. J’ai découvert les classiques (Flaubert, Zola, Maupassant, Balzac) non grâce à l’école mais par moi-même, et je n’ai jamais ressenti cet ennui ! Leur lecture nous permet d’avoir une base littéraire, mais au-delà de cela ils nous apprennent le goût des mots, et c’est pour moi très important.
      Enfin concernant le dernier paragraphe de ton commentaire, c’est aussi ce que j’ai dit dans une réponse à l’un de ces multiples commentaires, pour moi celui qui est méprisant c’est avant tout l’écrivain qui donne de la piquette à boire à ses lecteurs ! Et oui, la fréquentation des auteurs, le fait de lire beaucoup doit nous servir à mieux apprécier ce qu’on lit. Les études littéraires donnent certains outils, mais rien ne vaut la fréquentation des textes, tu prêches une convertie !
      Merci pour ce commentaire très riche (mais venant de toi je n’en attendais pas moins!)

      Réponse
  16. Je crois que les propos des uns et des autres sont détournés. Donc je remets les choses dans l’ordre : Je n’ai pas dit que tu méprisais les lecteurs mais que JE ME sentais diminuée parce que j’ai lu et apprécié Levy et Musso.
    Val dit qu’elle a son bac et une licence. Et bien moi je n’ai même pas le bac et certains propos sur quelques blogs peuvent blesser. C’est purement personnel, c’est une histoire d’amour propre certainement…

    Sinon, même si je n’ai pas vos niveaux, j’adhère totalement à ce que dit Irrégulière (et Val, Mo’, Sandrine, …) et finalement on peut voir que même à un niveau élevé d’études de lettres, on peut aussi apprécier des écrivains populaires. Ca fait plaisir à lire, parce que parfois j’ai l’impression d’avoir affaire à un cercle fermé dans lequel je ne pourrais jamais entrer.

    Réponse
    • Merci Melo, tu as ecris exactement ce que je ressens.

      Concernant mes etudes je voulais juste souligner que j’etais litteraire pas me justifier, ni me vanter (ni me rabaisser d’ailleurs, chacun son niveau et je suis tres consciente du mien)

      L’impression du cercle ferme est tres vrai…dommage.

      Réponse
      • leslivresdegeorgesandetmoi

         /  avril 28, 2011

        De mon côté Val tu peux comprendre que l’on n’ait pas à s’excuser d’avoir fait des études littéraires ! j’aime « décortiquer » les textes, j’aime avoir de la matière, qu’un roman soit dense et ne donne pas tout à la première lecture. Mais j’aime aussi qu’un roman m’embarque dans une folle aventure ! Le fait d’avoir fait des études littéraires, me rend plus exigeante parce que j’ai lu beaucoup de classiques, que j’ai étudié les styles de ces auteurs, que j’ai appris certains outils d’analyse, comme je te le disais cela fait que je lis autrement. Mais ces études m’ont aussi éloignée de la lecture plaisir, et j’ai dû la réapprendre, et c’est grâce aux blog de lecture que j’y suis parvenue. Il n’y a pas à se sentir méprisée ou rejetée, il faut juste se sentir bien dans ses baskets, et on a tous le droit de s’exprimer et de donner son avis !

        Réponse
      • Manquerais plus que tu t’excuses :-0, evidemment non. Je te comprends tout a fait (deformation professionelle 😉 )
        J’aimerais beaucoup avoir tes connaissances en litterature ca doit etre enrichissant et permettre d’apprecier differement les oeuvres.
        Tu sais on cherche tous a ce qu’un roman nous embarque d’une maniere et d’une autre, tu es plus exigente sur le sujet c’est normal, je le serais sur un autre.

        Et encore une fois je te confirme etre d’accord avec toi : vive la liberte d’expression …tant qu’il ne s’agit pas de juger le lecteur (je ne parle pas pour toi tu le sais)

        Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      Je ne crois pas que l’on doive se sentir diminué parce qu’un auteur que l’on lit est critiqué, car sinon je me sentirais bien méprisée avec tout ce que je peux lire sur George Sand par exemple ! je crois qu’il faut que l’on dépasse ça, je n’ai pas honte de lire Dan Brown ou Kennedy ou même Pancol dont j’ai lu les deux premiers romans de sa série ! Je crois qu’il y a trop d’affect et cela nuit finalement à la réflexion, c’est pour cela que les médecins n’ont pas le droit de soigner les membres de leur famille, pour faire un parallèle imagé. D’autre part, le fait de lire beaucoup te donne toute légitimité pour dire ce que tu penses d’un roman, les études n’ont rien à voir avec ça, d’ailleurs Zola n’avait pas le bac, et alors ? Le talent n’a pas forcément à voir avec les études ! D’autre part, il est normal que l’on ne soit pas tous d’accord dans notre appréciation d’un auteur, oui on peut apprécier un auteur populaire, mais on peut aussi reconnaître ses faiblesses sans pour autant dénigrer ceux qui le lisent !

      Réponse
      • Coucou George,
        Petite precision car il y a quiproquo depuis un moment : en ce qui me concerne je ne me sens pas du tout diminuee parcequ’un auteur que j’aime est critique ni meprisee par ceux qui ne les aiment pas.

        Par contre l’amalgame que certaines font depuis le debut : tu es ce que tu lis…franchement c’est naze et la, franchement meprisant.

        Ta derniere phrase est tres juste, c’est ce que j’essaie (mal apparemment) de dire depuis le debut. Venant de toi cela va peut etre enfin compris.

        Réponse
  17. leslivresdegeorgesandetmoi

     /  avril 28, 2011

    Tout amalgame est déplorable en effet, et nous lisons tellement de livres différents qu’il serait bien difficile de nous définir ! c’est aussi la diversité que fait la richesse de nos lectures. j’ai essayé de contrôler les commentaires, et de répondre à tout le monde, j’ai surtout noté des termes critiques sur les auteurs mais pas vraiment sur leurs lecteurs. D’autre part dans tout débat on s’emporte parfois, et comme tu le disais parfois l’écrit modifie les intentions.

    Réponse
  18. Je n’ai lu aucun de ces 5 auteurs sauf un livre d’ Eliette Abecassis que j’ avais aimé je me souviens. Il faut maintenant que je me fasse une idée sur les 4 autres même si rien que les couvertures de certains de ces auteurs me donnent des boutons. je lis et je reviens t’ en parler

    Réponse
  19. Marc Levy, Guillaume Musso, je suis d’accord, romans de gare, ça se lit vite, ça fait passer un (bon) moment mais on n’en garde pas un souvenir impérissable (d’ailleurs, je n’en ai jamais lu un entier, ça m’a vite soulé). Amélie Notomb a ses débuts avait une écriture intéressante puis elle est devenue « bankable » et ses romans sont un copié-collé de ce qui a marché! Ensuite Eliette Abécassis, je ne suis pas tout à fait d’accord, certains textes sont intéressants (pas tous, non). Moi aussi je me suis fait lyncher que ce soit sur Facebook ou dans la vraie vie… Mais j’aime la littérature donc je ne peux pas aimer ça…

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      Et on en revient à une certaine exigence que nous pouvons avoir… je suis d’accord

      Réponse
  20. Entièrement d’accord avec toi et tes analyses. Je trouve très bien que des personnes se mettent à lire grâce à ces auteurs mais il ne faut pas me dire que Levy ou Musso font de la littérature ! Je remplacerais juste Teulé par Gavalda qui m’ennuie profondément. J’aime bien Jean Teulé car il trouve toujours des sujets décalés et inattendu.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  avril 28, 2011

      L’ennui avec Teulé c’est qu’il tombe dans la facilité ayant mis au point une recette qui marche ! j’ai quand même envie de tenter sur roman sur Verlaine car jamais deux sans trois !

      Réponse

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