« Les raisons du doute » Gianrico Carofiglio

La Couverture est magnifique et annonce l’Italie sombre aux histoires cachées derrière les persiennes closes.
Ce polar appartient au genre des legals thrillers, c’est-à-dire qui mettent en scène des avocats et des procès.
L’auteur est du cru, juge antimafia, « il a su, nous dit la quatrième de couverture, puiser dans son expérience professionnelle pour se forger une renommée internationale ».

Fabio Ray-Ban (non non il ne s’agit pas de notre président!!!) est arrêté par la police des douanes, alors qu’il revient de vacances en compagnie de sa femme et de sa petite fille. Après avoir fouillé la voiture, on découvre que la voiture est bourrée de drogue.
Sa femme, une superbe eurasienne, contacte l’avocat Guido Guerrieri pour sortir son mari de ce guêpier. Or Fabio Ray-Ban avait, dans son adolescence de jeune fasciste, fortement terrorisé le jeune alors tout jeunot. Guido se trouve donc pris dans un dilemme, saura-t-il resté objectif et croire en l’innocence de son client ?

Plusieurs défauts à ce roman :

1. Une traduction parfois limite : « Je décidai de jeter un coup d’oeil aux oeuvres pour ne pas être impréparé » bouh!!!!; on trouve aussi ce genre de phrase : « Le vin n’était pas à la hauteur, mais au moins il était bien froid » ???????? du vin froid ?? ne serait-ce pas plutôt « frais » ???
Ceci a tendance à me stopper net et toute illusion romanesque tombe comme un décor mal accroché révélant les machineries.

2. Les scènes qui ne servent à rien. Quand je dis qui ne servent à rien, je veux dire qu’elles n’apportent aucune information intéressante, ni pour l’intrigue, ni même pour mieux cerner le personnage principal. Ainsi le Chapitre 19 est pour moi totalement superflu !

3. Guido a tendance à penser et à se dire plein de trucs dans sa tête, mais tout cela reste dans sa tête. Ce qui fait qu’on a le droit régulièrement à des phrases du type : « Je me gardai de former cette phrase »… Au bout de la dixième fois, on sature !!!

4. Les phrases qui tournent en rond et qui, du même coup, me paraissent bien inutiles :
« Je me demandai où était Margherita et ce qu’elle faisait en cet instant précis,mais je fus incapable de l’imaginer. Je m’y refusais sans doute » (p.109)… N’y a-t-il pas là un problème logique ????

MAIS

Oui, pour une fois, le « mais » s’ouvre sur du positif.
Une fois que l’on a dépassé tous ces écueils, que l’on parvient à les oublier, l’histoire nous saisit et on suit Guido dans ses interrogations, ses crises de conscience, ses doutes autant sur sa vie que sur sa profession.

j’aurais aimé plus de densité et un style plus fluide (mais peut-être que la traduction rend mal compte du style de Carofiglio). Toutefois la description de la librairie Osteria Del Caffelatte, ouverte de 22h à 6h du matin et son libraire, vaut le détour !


NOTE: 6/10

Merci à Babelio et à l’opération Masse Critique !

Poster un commentaire

24 Commentaires

  1. C’est aussi ce que j’ai ressenti en lisant ce roman! Il aurait gagné à être plus resserré autour de l’intrigue elle-même!
    Quant aux erreurs de traduction, c’est là que je regrette de ne pas trouver facilement des livres en VO. Je l’aurais volontiers lu directement en italien ce livre-là!

    Réponse
  2. leslivresdegeorgesandetmoi

     /  mars 24, 2010

    Moi aussi j’aurais aimé le lire en VO cela m’aurait permis de réviser un peu en même temps !!!

    Réponse
  3. je note le titre à tout hasard, pour lorsque j’aurai envie de lire en italien

    Réponse
  4. J’ai vu l’avis de Fashion, plutôt positif, ce matin, et l’ai noté dans mon carnet… Le tien me fait douter…

    Réponse
  5. haann, c’est vrais que ce genre d’erreur de traduction a l’art de me faire tiquer !! ;o)
    Bon aller je passe pour celui-ci, ma PAL est pleine !!
    Au fait ça se rapproche le salon !! Prête ??! ;o)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 24, 2010

      moi aussi ça me bloque !!!

      le salon ??? j’ai super hâte!!!! ma LAL s’allonge !!! 😉

      Réponse
  6. Aïe Aïe ces traductions, ça a l’art de gâcher mes lectures. Je note quand même le titre dans un coin de ma mémoire et j’essaierai de le trouver en VO.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 24, 2010

      Il n’y a pas que la traduction… la style également manque de recherche, c’est un peu plat… mais bon je ne lis pas beaucoup de polar à part Connelly que j’aime beaucoup !

      Réponse
  7. keisha

     /  mars 24, 2010

    Vous me stressez toutes, à avoir déjà lu ce livre, j’en ai encore un ou deux à lire avant de pouvoir m’y mettre… ^_^
    j’ai vu l’avis de fashion, de Mango, etc… et maintenant je sais que ce n’est pas au point pour la traduction. On verra…

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 24, 2010

      Te connaissant tu le liras en une journée facile !!! j’attends ton avis….

      Réponse
  8. Je suis contente d’avoir résisté à ce polar.

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 24, 2010

      heureusement vite lu et finalement si on parvient à oublier les imperfections on s’en sort pas trop mal !

      Réponse
  9. « impréparé » … whouah même moi je ne serai pas capable d’écrire un truc aussi gros 😉

    Réponse
  10. Fabio Ray-Ban 🙂
    Comme dirait un certain SAV, « toi tu vas avoir des problèmes ! » (sorry. Je me suis fait une spécialité des post tout c*n aujourd’hui… aujourd’hui seulement 😉 ?)

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 25, 2010

      🙂 🙂
      J’adore tes commentaires tout c*n!!!

      Réponse
  11. Les avis sont partagés donc ! Je suis comme Keisha, je ne me suis pas encore jetée dessus mais il m’attends aussi ! 🙂

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 29, 2010

      Il se lit vite… c’est déjà un avantage !!! 😉

      Réponse
  12. C’est fou ça, je ne l’ai pas vu cet « impréparé »… Pourtant ça blesse l’oeil!!

    Réponse
    • leslivresdegeorgesandetmoi

       /  mars 31, 2010

      Figure-toi que je suis depuis retombée sur cet « impréparé » dans un autre roman, mais mieux employé il s’est fondu dans la phrase :

      « Ainsi peut tomber la mort, à l’improviste, tranchant dans le corps vif, impréparé! » Annie Leclerc « L’amour selon madame de Rênal »

      Comme quoi les mots sont bien mystérieux, et le style encore plus…

      Réponse
  1. Les raisons du doute, Gianrico Carofiglio « Je Lis, Tu Lis, Il Lit
  2. La Machine à mots… « Les Livres de George Sand et moi

à vous....

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :