« Une Odeur de gingembre » Oswald Wynd

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J’en suis encore toute chamboulée ! J’ai achevé ce matin la lecture de « Une Odeur de gingembre » de Oswald Wynd!

Blottie dans mon lit, j’ai lu avec émotion les dernières pages de ce roman qui m’a littéralement possédée pendant une semaine! Cela faisait longtemps que je n’étais pas tombée ainsi sous le charme d’un roman au point que les dernières pages m’ont arrachée quelques larmes… pourtant aucun pathos, aucune atermoiement, aucune nunucherie… non tout est dans l’évocation, la nuance, dans un style parfait!

L’Histoire

Mary Mackenzie embarque  pour la Chine pour épouser Richard Collinsgsworth qu’elle connaît très peu! Durant le long trajet en bateau, elle rédige un journal qu’elle gardera toute sa vie. On suit donc, au fur et à mesure, les pensées, les impressions de cette jeune écossaise qui s’ouvre à la vie, aux découvertes, qui évolue, change ! Elle arrive à Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers. Curieuse de tout, Mary préfère restée éloignée de la communauté européenne qui vit en vase clos.

En Chine, elle a une petite fille Jane, mais sa vie est morne, sans relief, jusqu’au moment où elle a une histoire hors du temps avec un Japonais, Kentaro. Homme énigmatique, dont la culture et le mystère enflamme la jeune écossaise.

Je vous laisse découvrir la suite!

Mon Avis

C’est réellement un roman fabuleux, mythique, de ces romans qui resteront dans ma mémoire et dans mes sens! Cette Mary est une sacrée nana, passez-moi l’expression… son intelligence, sa sensibilité, nous la rendent proche, comme une amie lointaine qui nous livrerait sa vie. Le fait que le roman soit écrit comme un journal a aussi tout pour me plaire… il y a toute une réflexion sur l’écriture intime, sur le poids de ces cahiers qu’on enferme dans une petite valise ou dans une boîte, que l’on tient secret… j’ai moi aussi ce genre de boîte…

En dehors de l’histoire personnelle de Mary, on plonge également dans la culture chinoise et japonaise, dans les coutumes, dans les avancées techniques, dans la mode vestimentaire, dans ces pays où les Européens se sont installés, et qui ont résisté, parfois violemment certes, pour que leur culture demeure… Mary, a bien conscience de n’être qu’une étrangère et pourtant, elle se fond dans cette culture, dans ce pays, elle en apprend la langue, les coutumes, le savoir-vivre… devenant alors étrangère aussi à l’Europe!

On suit ainsi le destin de Mary de 1903 à 1942… et c’est un merveilleux voyage dans le temps.

Un Petit extrait

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Allez vite chez votre libraire le plus proche, foncez sur internet pour vous procurer ce roman …
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NOTE

10/10

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45 Commentaires

  1. je n’ai pas eu la même impression que toi: j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs, et qu’il y avait un petit coté gnian-gnian…comme quoi il faut de tout pour plaire à tout le monde!

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  2. Hélène

     /  août 15, 2011

    Bonjour !

    je suis partie deux semaines en vacances à Londres avec le bouquin dans mes valises, sur tes conseils avisés. Après avoir fini « les écureuils de Central Park…. » je suis partie, littéralement partie avec Mary sur son bateau, puis en chine, puis au Japon. Quel bouquin ! Quelle héroïne, quelle histoire et surtout quel bonheur de lecture. Dès que je l’ai eu terminé, je l’ai passé à mon mari qui à son tour est tombé sous le charme de l’ouvrage. Merci mille fois de m’avoir recommandé ce livre, une de mes plus belles découvertes cette année avec : la couleur des sentiments et « nos étoiles ont filé ». Je viens de commencer « Elégie pour un américain » de Siri Hustvedt et….il me semble que je l’ai déjà lu… Au secours je deviens maboule !

    Réponse
    • les Livres de George

       /  août 15, 2011

      Ah super ! je suis très heureuse que tu l’aies apprécié, toi et ton mari ! je crois qu’il va falloir que je le relise ! c’est gentil à toi d’avoir fait un retour ici sur ta lecture ! à bientôt

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  3. Nathalie

     /  novembre 4, 2011

    Je viens de finir ce merveilleux livre découvert par hasard dans une librairie parisienne. Voulant me renseigner sur l’auteur, j’ai découvert votre blog. Moi aussi j’ai laissé échapper quelques larmes au dernier chapitre…

    Réponse
    • les Livres de George

       /  novembre 4, 2011

      très contente que vous ayez aimé ce magnifique roman ! merci pour votre commentaire.

      Réponse
  4. Cigall

     /  janvier 12, 2012

    Je viens de le finir. Fantastique. Ce qui m’a le pus séduite, c’est le fait qu’elle ait eu envie et besoin de se mêler à la population locale. Incroyable ses descriptions sur la signification de la manière de faire des courbettes. Le fait qu’il est rédigé sous forme de journal fut également un attrait supplémentaire. J’espère que j’oublierai les détails et aurai à nouveau plaisir à le relire dans deux ans.

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  5. Je l’ai terminé ce week-end, ça a été un énorme coup de coeur pour moi aussi. Il m’a réconciliée avec mes lectures car je peinais à terminer quoi que ce soit depuis cet automne.

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  1. Une odeur de gingembre « Pages Nuancées

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