"Quatre soeurs : 1. Enid" Malika FERDJOUKH et Cati BAUR (BD)


ferdjoukh baur 4 soeurs BDLors de ma dernière visite à la Bibliothèque Municipale, je suis tombée sur une adaptation BD du merveilleux livre de Malika Ferdjoulk, Quatre Sœurs. Je n’ai trouvé que le tome 1 mais je compte bien dénicher les suivants. Quelques jours plus tard sur le blog de Céline, Et Hop dans mon sac, j’apprenais qu’une autre adapaption BD venait de voir le jour chez Je Bouquine. C’est un peu étrange de faire deux adaptations BD d’un même livre, mais après tout pourquoi pas. Chez Je Bouquine et contrairement à Delcourt, les quatre volumes du roman sont réunis en un seul tome.

(suite…)

"Le Bonheur en 5 lettres" Pascale PERRIER


perrier le bonheurLe roman s’ouvre sur la mort de la mère de Chloé. Cette mort laisse Chloé, son frère et sa sœur aînée orphelins. Leur père est parti vivre, depuis plusieurs années, sur un atoll de Polynésie où il a refait sa vie. Les voilà donc seuls et sous la tutelle de leur soeur aînée Joséphine. Leur mère leur a laissé 5 lettres qui, à chaque anniversaire de sa mort, seront ouvertes dans le cabinet vieillot d’un notaire.

Le roman est écrit à la première personne et s’attache donc au personnage de Chloé, à ses pensées, à sa difficulté de vivre ce deuil et à trouver sa voie. Âgée de 15 ans à l’ouverture du roman, elle conjugue les interrogations de l’adolescence et celles sur la mort de sa mère. Comme toutes les adolescentes, elle a du mal avec son physique et notamment avec son nez qu’elle trouve trop long, comme toutes les adolescentes, elle désespère de trouver l’amour, fait des erreurs, se raccroche à l’amitié. Mais viennent aussi s’ajouter les changements inhérents à la mort de sa mère : devenir indépendante, s’occuper de la maison, palier le manque maternel, etc. (suite…)

"Quatre soeurs" de Malika FERDJOUKH


Quatre soeurs dormait dans ma PAL depuis septembre 2010. Mes livres savent très bien (je les préviens quand je les emmène chez moi et les dispose dans mes étagères) qu’il faut être patients avec moi, mais que tôt ou tard leur tour viendra. Il était un peu caché derrière une autre rangée de livres achetés depuis et, je dois l’avouer, désespérait que son tour vienne. L’arrivée prochaine du Salon du Livre Jeunesse de Montreuil pointant son nez (plus que deux jours), et la perceptive d’une rencontre avec Malika Ferdjoukh se présentant, j’ai eu un besoin soudain de le sortir de l’ombre.

Ce roman jeunesse m’a fait le même effet qu’un autre pavé jeunesse lu il y a quelques années : Miss Charity de Marie-Aude Murail. La même gaité mêlée à des sujets sérieux, le même sourire sur mes lèvres durant la lecture.

D’abord parue en quatre tomes distincts (en 2003) portant chacun le titre d’une des quatre sœurs (qui sont en fait cinq), la série a été éditée en version intégrale par la célèbre maison d’édition L’École des Loisirs en 2010.

Dans l’ordre chronologique, les cinq sœurs Verdelaine se prénomment : Charlie, 23 ans, Geneviève, 16 ans, Bettina, 14 ans, Hortense, 11 ans et Enid, 9 ans. Leurs parents sont morts dans un accident de voiture un peu plus d’un an auparavant quand débute le roman. Elles vivent toutes les cinq dans leur grande demeure au bord de la mer, la Vill’Hervé, avec deux chats, Ingrid et Roberto. Charlie, l’aînée qui a endossé le rôle de tutrice, est le lien, le fil rouge entre ces quatre sœurs qui ont chacune une personnalité bien à elle : Enid, petite fille rêveuse et amoureuse des animaux, Hortense, artiste et diariste, Bettina, un peu rebelle et enfin Geneviève, serviable et secrète. Nous les suivons le temps d’une année, une saison pour chacune, sans pour autant que soient négligés les autres occupants de la maison.

Malika Ferdjoukh parvient à rendre vivantes ces cinq jeunes filles d’âge différent, à leur donner les préoccupations de leur âge, à décrire comment chacune se débrouille avec la mort de leurs parents, Fred et Lucie. Au fur et à mesure, d’autres personnages viennent se greffer : des amis, des amours, des cousins, mais aussi un rat, un autre chat, un écureuil, une chauve-souris, etc. La Vill’Hervé devient une vraie auberge espagnole.

Il règne dans cette maison et donc dans ce roman, une douce folie : les patronymes sonnent étrangement, il y a un gnome dans la chasse d’eau, leur tante insupportable apparaît dès que l’une des sœurs prononce son nom, les parents surgissent des limbes accoutrés de tenues les plus improbables… Réel et imaginaire se mêlent. Car la réalité est cependant bien présente et les cinq sœurs vivent et font des rencontres que toutes jeunes filles peuvent faire dans leur vie. Malika Ferdjoukh ne passe pas sous silence les heurts de la vie : la mort, la maladie, les ruptures amoureuses, les accidents, les mauvaises fréquentations, les problèmes d’argent font partie de la vie et sont présents ici, tout comme sont présents les joies essentielles : être ensemble, un bon couscous, le réconfort de l’amitié, etc.

La Vill’Hervé est le point d’ancrage de cette drôle de famille, elle est un personnage à part entière, qui vit, qui grince, que l’on retape. Elle est l’identité des quatre sœurs, le souvenir de leur vie d’avant, leur point de repère. C’est une maison comme on en rêve tous, en haut du falaise surplombant la mer et pouvant accueillir tous les amis. Dans le dernier chapitre, une partie des enfants sont en vacances à Paris. L’auteure y décrit les passages, la Comédie Française et le Palais Royal, évoque le Louvre ou la rue des Martyrs (que je connais bien), mais, comme Hortense et Enid, je me suis sentie un peu perdue loin de la Vill’Hervé.

Quatre soeurs est un roman doudou, comme ces films que l’on regarde à chaque Noël depuis son enfance. Je me suis identifiée à chacune d’elles, étant, vu mon grand âge, déjà passée par tous ces stades que nous conte Malika Ferdjoukh. Je me suis retrouvée en Enid à 9 ans, en Hortense quand je gribouillais mes premiers journaux intimes et prenais des cours de théâtre, etc. Il y a de nous dans chacune d’elles, et retrouver un peu de son enfance et de son adolescence ne fait jamais de mal.

Mais il y a aussi, entremêlées dans ces pages, des références littéraires et cinématographiques qui viennent donner un petit plus et que l’on saisira ou pas, notamment des références à d’autres romans de la littérature jeunesse : Coup de gigot de Roald Dhal, ou Mary Poppins, pour ne citer que ces deux-là.

Malika Ferdjoukh crée donc un monde dans lequel on se sent bien et que l’on a bien du mal à quitter une fois le roman achevé.

Ce roman est destiné aux jeunes lecteurs entre 9 et 14 ans, mais, vous l’aurez compris, peut se lire même à 40 ans.

Livre lu dans le cadre du Challenge Cartable et Tableau noir (quelques scènes se passent en classe) et du Challenge Paris co-organisé avec Sharon et L’ogresse de Paris.

Bilan Final du S.T.A.R 5


Dimanche dernier, s’est achevée la cinquième édition du S.T.A.R organisé par Liyah. Chaque semaine, j’ai rendu compte de mes lectures sans indiquer le nombre de pages lues. Il est temps ce matin de faire des révélations !

Semaine 1 = 481 pages

- Penelope Green : l’éventail de madame Li de Béatrice Bottet : 307 pages (lecture intégrale)

- Inconnu à cette adresse de Katherine Kressman Taylor : 93 pages (lecture intégrale)

- Le Monde infernal de Branwell Brontë de Daphné Du Maurier : 81 pages (lecture inachevée)

Semaine 2 = 510  pages

- Rose et la maison du magicien de Holly Webb : 339 pages (lecture intégrale)

- Les cinq écus de Bretagne d’Evelyne Brisou-Pelan : 44 pages (lecture inachevée)

- 12 contes de Bretagne de Jean Muzi : 78 pages (lecture inchavée)

- Home de Toni Morrison : 49 pages (lecture en cours à la fin de cette 2ème semaine)

Semaine 3 : 608 pages

- Home de Toni Morrison : 104 pages (lecture intégrale)

- L’oeil du loup de Daniel Pennac : 95 pages (lecture intégrale)

- Les cinq écus de Bretagne d’Evelyne Brisou-Pelan : 33 pages (lecture inachevée)

- La librairie Tanabe de Miyabe Miyuki : 223 pages (lecture intégrale)

- Fantômette contre Fantômette de Georges Chaulet : 153 pages (lecture intégrale)

Semaine 4 : 952 pages

- Blood Hollow de W. Kent Krueger : 475 pages (lecture intégrale)

- Attachement de Rainbow Rowell : 477 pages (lecture intégrale)

Le Rab du Week-end : 180 pages

- Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh (lecture inachevée)

TOTAL : 2731  pages

Lors du STAR 4, j’étais parvenue à lire 2310 pages, ce qui fait que j’ai augmenté mon score de 421 pages ! J’ai lu 9 livres en intégralité, et 4 livres dont la lecture est restée inachevée (soit des livres dont j’ai repoussé la suite, soit des livres lus avec mes enfants, soit une lecture toujours en cours).

Sans être un score mirobolant (au regard des résultats de certains autres participants) ce qui me réjouit dans mon bilan est cette augmentation progressive des pages lues semaine après semaine, et notamment la dernière semaine qui, si on inclut le week-end, m’a permis de lire un peu plus de 1130 pages. Je me dis donc que mon objectif 3000 pour le prochain STAR est envisageable.

Bravo à tous ceux qui ont participé à ce challenge et dont vous pouvez aller consulter les résultats sur le blog de Liyah, et merci à Liyah pour ce challenge et pour toute l’organisation qui l’entoure ! A présent, j’attends de pied ferme le S.T.A.R 6 !

Ce challenge est toujours très ludique et motivant.

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