Challenge In Italiano – Prolongation


logo challenge in italiaLe challenge In Italiano a fêté sa première bougie. Vous avez été 18 à nous suivre, Marie et moi, dans ce projet un peu étrange de vouloir lire en Italien. Étrange oui, car si beaucoup lisent en anglais, dans le cadre de challenges ou même hors challenge, juste pour le plaisir, lire dans d’autres langues que la sienne (et de l’anglais) ne semble pas si répandu sur les blogs. Ce n’était donc pas gagné et même nous ne pensions pas intéresser autant de personnes. Ce fut donc une belle surprise et grâce à ceux qui ont fait part de leurs lectures, nous avons même pu découvrir des romans passionnants qui montrent que la littérature italienne est bien vivante aujourd’hui ! Merci donc à vous !

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"Journal du premier amour" Giacomo LEOPARDI


leopardi journalAlors que la Rentrée Littéraire bat son plein, j’avais envie de revenir à des textes classiques. C’est en errant dans les rayons de la Bibliothèque Municipale, que j’ai découvert ce petit ouvrage de Giacomo Leopardi, poète italien du XIXème siècle qui livre ici le récit de son âme. Ce petit ouvrage se compose de plusieurs textes autobiographiques allant d’un journal écrit à 17 ans et de notes en vue d’une autobiographie que l’auteur avait envie d’entreprendre alors qu’il n’était âgé que de 27 ans.

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"Mort à la Fenice" Donna Leon


Leon FeniceCe polar de Donna Leon est l’exemple de lectures que je n’aurais sans doute pas faites si je n’avais pas ouvert de blog. Je ne suis pas une grande lectrice de polars ou de thrillers pour la raison essentielle que je suis une trouillarde dès que la nuit tombe, et que les aspects sanguinolents ont tendance à fortement m’angoisser. Par contre, j’aime les énigmes policières, les enquêtes qui permettent de suivre le cheminement du détective ou du commissaire pour résoudre son enquête. Inutile de vous dire que tout ce qui est serial killer ou détraqué démembreur, je préfère les éviter dans mes lectures comme dans ma vie. Aussi, avant de me lancer dans un polar, je dois m’assurer que l’auteur ne se complait pas dans des descriptions pleines d’hémoglobine. C’est Estellecalim qui m’a donné envie de lire Donna Leon, et comme je peux être parfois organisée, j’avais décidé de commencer par le début de la série.

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"La Dormeuse de Naples" Adrien GOETZ


Goetz la dormeuse de NaplesJe connais Adrien Goetz pour sa série policière (Intrigues à Versailles et Intrigues à l’anglaise), mais je ne l’avais pas encore lu et surtout je ne connaissais pas ce court roman proposé comme lecture commune dans le cadre du Club des Lectrices pour notre prochaine rencontre mi-avril. Titine, lors du Salon du Livre, m’a également donné quelques informations supplémentaires sur Goetz. En effet, cet auteur est aussi professeur d’histoire de l’art, il a notamment enseigné à l’École du Louvre, inutile donc de dire qu’il sait de quoi il parle.

Ce court roman est divisé en trois parties : la première partie est une confession d’Ingres, peintre ayant réalisé le fameux tableau ; la deuxième partie est un manuscrit de Corot, et enfin la troisième partie est le récit d’un peintre inconnu, élève et ami de Géricault. Trois récits autobiographiques mais totalement imaginaires qui, tous, s’interrogent sur la disparition du tableau d’Ingres, La Dormeuse de Naples.

Trois récits et trois peintres dont les aspirations artistiques sont très différentes. Ingres et ses baigneuses, Corot et ses paysages, Géricault et sa fougue, ses chevaux cabrés qui inspirèrent le romantique Delacroix qui apparaît également dans ce livre. Pourtant cette Dormeuse de Naples prend, pour ces trois hommes une importance qui va au-delà de leurs propres conceptions de l’art. Chacun semble reconnaître dans ce tableau, qui disparut dans les années 1815-1825, une sorte de perfection, comme si Ingres était parvenu à réaliser ce que Pygmalion seul, dans la mythologie, avait été capable de faire : rendre vivante une œuvre art. Ces trois peintres tombent amoureux de cette femme immortalisée. Ils sentent le velours de sa peau, sont fascinés par sa beauté parfaite.

Chacun des trois peintres (ceci est évident pour Ingres qui en est le créateur) a été amené à contempler ce tableau, et chacun s’interroge sur sa disparition mais aussi sur son modèle : qui était cette femme ? Une courtisane, une femme du peuple ou cette cantatrice devenue handicapée à la fin de sa vie ? Le mystère entourant ce tableau le rend sans doute encore plus précieux, et cette recherche devient une réelle quête du Graal.

A l’histoire de l’art se mêle l’Histoire avec un grand H : Murat, Napoléon viennent hanter le récit, mais aussi Chateaubriand ou, comme je le disais plus haut, Delacroix magnifiquement décrit dans les dernières pages. Les récits sont tous ancrés dans les décors italiens : Florence, Naples et Rome et ses environs. Un arrière plan géographique qui rend ce roman encore plus intéressant.

Adrien Goetz est parvenu à me passionner pour cette quête du tableau parfait. Les trois récits permettent également de mieux comprendre trois peintres importants de cette première moitié du XIXè siècle. Ingres nous apparaît hautain, figé dans son rôle de maître, mais Goetz nous montre aussi ses failles et ses faiblesses, le rendant un peu plus humain. Je connais moins Corot, mais ce récit m’a permis d’en apprendre davantage même s’il s’appuie sur des faits imaginaires, Goetz rend compte cependant de son oeuvre, de son amour des paysages. Enfin Géricault, peintre génial, apparaît à travers les yeux admiratifs de son ami narrateur. A travers ces trois peintres, c’est aussi une histoire de la peinture que nous donne à lire Goetz, une évolution des goûts qui mène au romantisme et notamment au romantisme de Delacroix. Ingres, reconnu pour son classicisme, s’oppose en effet à Delacroix par la couleur et les sujets traités, mais Goetz semble venir démontrer ici l’influence d’Ingres et l’admiration de ces trois peintres. Dans Impressions et souvenirs George Sand rendait compte des reproches formulés par Delacroix à l’encontre d’Ingres, j’ai trouvé dans ce court roman un écho à ces souvenirs.

Goetz nous invite dans les ateliers de ces trois grands peintres, nous décrit leur fureur de peindre, de saisir le mouvement d’un nuage, la douceur de la peau d’une femme, l’horreur aussi dans Le Radeau de la Méduse, il parvient à nous les rendre familiers et j’ai aimé partager leur vie l’espace d’une centaine de pages.

Roman lu dans le cadre du Club des Lectrices, du Challenge Il Viaggio, du Challenge Amoureux Saison 3 (cat. Amours Historiques), du Challenge à Tous Prix (Prix des Deux-Magots 2004) et du Challenge Petit Bac 2013 (cat. Lieu, NAPLES).

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