Résumé des épisodes précédents : Constance Duvivier est engagée comme infirmière du Duc Wilson. Elle fait la connaissance du beau ténébreux John Wilson, neveu du Duc. Un soir un homme se glisse dans son lit… mais qui est-ce ? Constance découvre alors l’existence de Harry…. Les deux jeunes gens mystérieusement attirés l’un vers l’autre deviennent amants à l’insu de tous les autres habitants du manoir. Maître Green a fait d’étonnantes révélations à Constance, mais elle doit maintenant se méfier de John !
Chapitre 10
Constance attendit avec angoisse le retour de John. Alors qu’elle préparait les médicaments du Duc dans l’infirmerie, elle entendit la voiture de sport de John déraper sur l’allée en graviers. Elle sursauta, et sentit son cœur s’emballer. Les portières claquèrent avec fracas, la porte d’entrée s’ouvrit violemment, elle entendit des pas précipités dans l’escalier principal, des portes s’ouvrir et se fermer bruyamment, et soudain… celle de l’infirmerie s’ouvrit comme soufflée par une explosion ! John apparut dans l’encadrement, les traits du visages tendus, les yeux lançant des éclairs… Constance se plaqua contre le mur face à la porte, pétrifiée.
- Je vous avais interdit de vous rendre chez maître Green… lança-t-il d’un ton rageur. De quoi vous mêlez-vous? on ne vous a pas embauchée pour que vous mettiez votre petit nez de fouineuse dans nos affaires de famille !
Il fit quelques pas en direction de Constance, qui semblait s’enfoncer dans le mur !
- Vous êtes contente, vous avez appris ce que vous vouliez savoir, mais vous ne ferez jamais parti de la famille, tout comme mon dégénéré de demi-frère, vous êtes des bâtards….
Il était à présent à deux centimètres du visage de Constance, elle sentait son haleine, la chaleur que dégageait son corps sous l’effet de la colère! Il déposa ses mains en appui contre le mur, emprisonnant ainsi Constance. La jeune fille ne sentait plus ses jambes sous l’effet de la peur…
Soudain, Constance aperçut la silhouette du Duc dans la pièce :
- John ? que signifie ce comportement ? dit le Duc dans un souffle. Voulez-vous bien laisser tranquille Mlle Duvivier.
John lança un regard noir et menaçant à Constance, avant de se retourner vers le Duc tout sourire.
- Nous plaisantions, mon oncle, ne vous inquiétez pas, j’avais moi aussi envie de soins particuliers…
Il fit un clin d’oeil entendu au Duc, et quitta la pièce.
Constance eut l’impression qu’un poids formidable lui était retiré de ses épaules. Elle tomba sur la chaise la plus proche, plutôt qu’elle ne s’assit. Elle tremblait de partout, et sentit les larmes arriver. Le Duc s’approcha d’elle, et mis une main sur son épaule.
- Je ne me suis pas bien conduit envers vous, Constance. Vous permettez que je vous appelle Constance ?
Elle acquiesça faiblement et leva les yeux vers le Duc.
- J’aurais dû être clair envers vous, mais auriez-vous accepté de venir autrement? Vous ressemblez tellement à ma pauvre sœur. Quand vous êtes entrée le premier jour dans mon salon, j’ai eu l’impression que Daisy venait d’entrer. Vous avez sa démarche, sa beauté, son allure incomparable. Vous m’êtes aussi chère que si vous étiez ma petite fille, malheureusement je n’ai pas eu d’enfant, et je ne connaîtrais donc jamais le bonheur d’être grand-père. Je ne peux envisager de transmettre mon héritage à John. Son caractère dépensier ne peut me satisfaire, il dilapiderait tout l’argent en voitures de sport et autres babioles superflues. Mon entreprise, tout ce que mon père et mon grand-père ont bâti, serait englouti par les dettes. Et puis pour vous faire rencontrer Harry, il fallait que vous veniez ici. N’ayez pas peur, je m’entretiendrai avec John, et veillerai à ce qu’il vous laisse tranquille.
Constance sentit son courage revenir. Soudain le Duc lui parut très fatigué et une tendresse filiale s’installa en elle. Elle se leva, et rassura le Duc.
***
Le dîner se passa dans une atmosphère glaciale. John était renfrogné, Constance passa le repas le nez dans son assiette. Seul le Duc tenta de détendre l’ambiance, mais en vain. Au dessert, le vieil homme retint John pour s’entretenir avec le jeune homme. Constance quitta la pièce, et se rendit dans les appartements de Harry.
Il lisait dans son fauteuil, mais son front laissait voir ses pensées préoccupantes. Quand Constance entra dans la pièce, il se leva d’un bond et se précipita vers la jeune fille.
Celle-ci mit son fiancé au courant des évènements. Harry apparût encore plus soucieux.
- Il va falloir nous méfier de John, il sera prêt à tout !
Pour la première fois, Constance passa la nuit dans les appartements de Harry. Ils ne dormirent guère…
Le lendemain matin, quand Constance regagna sa chambre, la bonne lui annonça que le Duc était au plus mal, qu’elle devait se rendre d’urgence auprès du vieil homme.
Celui-ci était alité, blanc comme un linge. Il fit asseoir la jeune fille auprès de lui, lui prit la main et se mit à parler :
- Constance, je sens que le mal progresse. Nous devons nous entretenir pour envisager l’avenir. Avant que je ne parte pour le grand voyage, il me faut régler mes affaires. Actuellement mon testament stipule que si Harry n’est pas suffisamment guéri pour se marier et fonder une famille, John héritera. Depuis des générations, la condition du mariage est primordial pour l’héritier favori. C’est ainsi que je me suis marié contraint et forcé. Ma pauvre femme a très vite compris que je ne l’aimais pas, et elle a fait sa vie sans moi, voilà pourquoi je n’eus jamais d’enfant, ce fut sa vengeance. Je connais l’amour d’Harry pour vous, par bonheur je sais que vos sentiments répondent aux siens. Il vous faut rapidement officialiser votre union pour éviter que John n’hérite. Je lui ai annoncé hier soir, votre liaison avec Harry. Vous imaginez qu’il a très mal pris la nouvelle. Vous devez vous attendre à tout avec John, soyez prudente. Maître Green doit me rendre visite ce soir pour régler vos fiançailles….
Constance fut surprise de cette précipitation, mais finalement Harry était l’homme de sa vie… Elle rassura le Duc sur ses sentiments, et le bonheur que serait pour elle celui d’épouser Harry. Le Duc avait repris des couleurs, et semblait rassuré quand Constance le quitta.
Elle vaqua à ses occupations, à la fois heureuse de se dire qu’elle allait passer sa vie aux côtés de Harry, mais inquiète aussi à cause de John. Celui-ci sembla l’éviter toute la journée.
Après le déjeuner, elle alla rendre visite au Duc, afin de s’assurer qu’il allait mieux. Elle lui fit la lecture, puis le laissa se reposer. Sur la table de nuit du Duc, elle avait laissé plusieurs tubes de médicaments, ainsi qu’une fiole d’héparine et une piqûre… devant lui faire une injection de l’anticoagulant, peu avant le repas du soir.
Après sa promenade, et une trop brève entrevue avec Harry, Constance se rendit dans la chambre du Duc. Il était plus de cinq heures, et elle fut étonnée de trouver le Duc encore endormi. Alors qu’elle se préparait à faire l’injection d’Héparine, elle fut surprise de ne plus retrouver ni la fiole ni la piqûre. Elle tira les rideaux pour faire le jour dans la chambre, et c’est à ce moment qu’elle aperçut le Duc. Il respirait très mal, et du sang coulait de sa bouche ! C’est alors qu’elle vit l’étui de la pigûre au sol… son esprit fonctionnait à une vitesse hallucinante, elle appela immédiatement une ambulance, et prodigua les premiers soins au Duc. Une dose beaucoup trop forte d’anticoagulant lui avait été injectée… le Duc faisait une hémorragie interne….
A suivre….
Suite et fin la semaine prochaine !
Vous avez loupé les premiers épisodes, pas de panique: 1er Episode; 2ème Episode ; 3ème Episode ; 4ème épisode ; 5ème épisode .


Fabuleux!!!
Tu pourrais vendre cette nouvelle et devenir richissimement célèbre!
Ce serait drôle !!!
C’est grave docteur ? Je suis attirée par le cousin sulfureux. Vous comprenez les filles, le côté ténébreux, obscur de la chose… et quand il l’a plaquée contre le mur… on en rougirait presque !
C’est vrai qu’il est craquant aussi le John, son côté mauvais garçon sans doute !!!
My god ! Je suis accro ! Ca y est ! Encore encore !!
Dénouement mercredi prochain ……
Oh, saleté de John, je l’avais vu venir, s’en prendre ainsi à un vieil homme! ^^’
Mais quel idée aussi de lui avoir dit qu’il serait déshérité au profit des nouveaux fiancés… l’erreur classique du “gentil” qui dit bien avant au “méchant” qu’il va se faire avoir, erreur fatale! lol
Sinon cette ligne m’a bien fait rire, l’art de dire sans choquer les âmes sensibles ;p “Pour la première fois, Constance passa la nuit dans les appartements de Harry. Ils ne dormirent guère…”
Et juste une petite question : pour les pensées de Harry, sont-elles “préoccupantes” ou bien plutôt “préoccupées”?
Bon en tout cas là encore j’ai hâte de lire la suite ^^ (au fait combien de chapitres en tout?)
Il est diabolique ce John, et ce n’est pas fini !!! il reste un ou deux chapitres avant le dénouement mercredi prochain !!!
Pour ta question, je pense que “proccupantes” convient, ce sont les pensées qui sont préoccupantes … faut que je vérifie !!!
Ah non, déjà bientôt la fin… on y prend goût! ^^ Pour “préoccup….” tu pourras me dire quand tu auras trouvé, ça peut me servir?
C’est bien “préoccupantes” qui préoccupent…
Et oui tout a une fin….