“Les vies extraordinaires d’Eugène” d’Isabelle Monnin

Il y a des livres qui semblent vous attendre, vous être destiné, que le hasard vous met entre les mains de façon étrange, comme un signe envoyé…

Ce roman d’Isabelle Monnin m’est parvenu grâce à un partenariat entre BOB et JCLattès… j’en avais vaguement entendu parler, je ne savais pas vraiment de quoi il parlait, juste qu’il semblait beaucoup plaire… quand j’ai vu le partenariat chez BOB je me suis inscrite… par la suite, je suis tombée (le mot est exact) sur un billet de Clara (), et alors j’ai découvert précisément le sujet, j’ai lu chez Clara sa difficulté à le lire, son impossibilité même, trop douloureux de revivre des évènements qui ont bouleversé sa vie… j’ai alors senti en moi comme un vent de panique ! serais-je capable, moi, de le lire ? serais-je capable de revivre, de lire des mots qui allaient, sans aucun doute, m’en rappeler d’autres que j’avais écrits aussi dans un cahier framboise, qui devait être un cahier de joie et qui fut finalement un cahier où coucher ma tristesse, mon manque et mon désarroi… tout-à-coup je ne le voulais plus ce livre, il me faisait peur, surtout en ce mois de septembre, à quelques jours de la date terrible du 11 septembre… je l’ai attendu en tremblant, et puis il est arrivé… il est arrivé ce jour-là, précisément ce jour-là : le 11 septembre au matin ! Quand je l’ai tenu dans mes mains, j’ai finalement eu une certaine tendresse pour lui, sans doute parce qu’il est arrivé chez moi ce jour-là, sans doute parce que je crois un peu trop aux signes du hasard.

Alors j’ai lu… je l’ai lu en deux jours, ou en 4 fois, à peine 4 fois, impossible presque de m’arrêter tant tout semblait parfait, tant j’avais la sensation de lire ce que je n’étais pas arrivée à écrire et que pourtant j’aurais aimé écrire même si mon histoire n’est pas vraiment la même, même si Eugène n’est pas Pauline, même si ma fille n’a pas même vécu un jour en dehors de moi. Il y avait les mots, les pensées de ce père orphelin, les réflexions des autres qui ne peuvent pas comprendre et qui balancent des phrases toutes faites parce qu’il est impossible de parler de ce qui est inconcevable tant qu’on ne l’a pas soi-même vécu. J’ai senti à nouveau ce monde parallèle dans lequel on s’enferme, comme dans un bulle, comme déconnecté de toute réalité, comme en décalage, comme si tout à coup plus rien n’avait d’importance puisqu’il/elle n’est pas là avec nous !

Je sens bien que ce que j’écris de ce roman n’a rien d’un billet de lecture, ou plutôt si, c’est MA lecture de ce roman. Sans jamais tomber dans la sensiblerie, Isabelle Monnin, en prenant le point de vue du père (décision géniale de l’écrivain qui évite ainsi les écueils du sujet), écrit un journal à rebours, écrit comment vivre après, ou plutôt survivre, elle dit l’injustice que l’on ressent, l’envie des enfants des autres, elle dit l’incompréhension, la douleur, le manque viscérale… comment l’a-t-elle su ?

Sans morbidité, sans apitoiement inutile, sans considérations superflus, ce roman est magnifique parce qu’il révèle ce que tout le monde ne préfère pas voir. Oui, les bébés meurent, oui ils auraient pu devenir de vrais petits garçons ou de vraies petites filles, ils auraient dû aller en crèche, puis à l’école, ils auraient dû faire leur crise d’adolescence comme les autres, mais voilà, ils sont le 1/1000 qui ne feront pas tout cela, 1/1000 ! pourcentage dérisoire et froid qui ne dit rien en laissant tout supposer.

Le roman se clôt sur la lettre de la mère… une dizaine de pages, à peine, une dizaine de pages dont j’ai écrit quelques phrases dans ce fameux cahier framboise, les mêmes, exactement les mêmes, encore un hasard troublant.

“Je te connais si peu. Chaque morceau de ta peau, je ne l’ai pas caressé. Chaque parcelle de toi, je ne l’ai pas respiré. Ton souffle, je ne l’ai pas senti. Je ne sais pas ton odeur. Je n’ai pas donné un biberon. Je n’ai pas changé ta couche. Je n’ai jamais même vu ton  dos.” (pp.229/230)

… je n’ai rien de toi et pourtant tout en moi est toujours tourné vers toi !

Il faut lire ce roman pour ne pas oublier les petits Eugène et les petites Pauline qui auraient dû être là et qui ne le sont pas…

4/7

Merci à BOB et aux éditions JCLattès !

63 réflexions sur ““Les vies extraordinaires d’Eugène” d’Isabelle Monnin

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  2. Magnifique texte, qui s’il n’est pas un billet de lecture (et pourquoi pas ?) me touche d’autant plus. Pour les lecteurs réguliers de ton blog, il éclaire aussi certains billets, dont nous sentions la douleur extrême sans en connaître le pourquoi, en devinant seulement la trame.

    Il me semble que chaque mère (chaque père aussi peut-être, je ne sais) garde en elle le souvenir de ces petits Eugène ou de ces petites Pauline. Tu as raison, les statistiques sont glaciales et inhumaines, elles ne disent rien de la douleur et de la détresse, elles ne disent rien du manque.

    Je ne sais pas trop si je fais bien de l’écrire ici… la concordance des dates me souffle que oui ; il y a aussi des enfants qui n’auraient pas dû être là et qui le sont pourtant. Pour moi, le 11 septembre renvoie à cela. C’est pourquoi je n’ai pas pu écrire de commentaire chez toi ce jour-là. Les mères se parlent de coeur à coeur, parfois sans mot.
    Merci de ce que tu as écrit là.

    • Merci à toi Odile, pour tes commentaires qui me touchent toujours, pour ces mots que tu laisses comme aujourd’hui. Oui, il y a comme cela des coeurs qui se répondent, je l’ai senti avec toi…

  3. Pour des raisons déjà expliquées ailleurs, je ne souhaite pas lire ce livre et pourtant, pour moi qui ne suis pas maman ça devrait passer plus facilement…Et en fait non.
    Vu les raisons évoquées, je comprends qu’il ait pu te toucher et je respecte cela bien entendu.
    Mais vu ce que j’ai entendu sur ce livre depuis le début, je crois vraiment qu’il n’est pas pour moi. Soit je n’arriverais pas à rentrer dans le “délire” de ces parents, soit ce livre est bon pour me flinguer le moral pendant des jours.
    Dans un cas comme dans l’autre, je préfère éviter.
    Je remarque que cette rentrée littéraire est en tout cas bien tristounette…

    • Je te comprends parfaitement, il y a aussi des romans que j’évite par sensibilité, normalement celui-ci j’aurais dû l’éviter si j’avais su avant de quoi il parlait, mais je ne regrette vraiment de l’avoir, au contraire, et même s’il est triste, même si depuis deux jours il me poursuit, et sans doute, me poursuivra-t-il longtemps, l’avoir lu m’a finalement fait du bien… c’est paradoxale !

  4. rien qu’à lire ton billet, j’en ai la gorge serrée… pas d’Eugène ou de Pauline, mais un petit être sans encore vraiment de prénom. Et d’autres blessures…
    des cicatrices qui demeurent.

    aujourd’hui, malgré tout, malgré TOUT cela, deux garçons que j’appelle “mes Anges”

    une lecture catharsis ?

    • Tu as raison, ce fut une lecture catharsis. Antoine et Eliot sont aussi “mes Anges”, et ce matin, en allant les réveiller après avoir refermé le roman, je me suis dit, une fois de plus, que j’avais une chance folle de les avoir avec moi !

    • J’en ai montré le côté triste mais j’ai aussi beaucoup ri en lisant ce roman, c’est là où je trouve que le roman est vraiment réussi. J’espère qu’il te plaira !

  5. Ton billet est tout simplement magnifique et m’a beaucoup émue… J’ai très envie de lire ce livre même cela me fait très peur… J’ai vécu un épisode douloureux avant que ma poupette trouve place dans mon bidon… Même à un stade peu avancé, cela m’a fait beaucoup de peine… Alors, j’hésite…Mais merci à toi pour ce moment si fort et pour ton blog que j’adore !!!
    à très vite

    • Il ne faut pas avoir peur de le lire malgré la sujet, malgré tout ce qu’il peut faire remonter en nous, car se mêlent aussi bien la tristesse que le rire ! merci pour ton commentaire, et encore bravo pour ta poupette qui est une vraie merveille !

  6. Ton billet m’a serré la gorge et m’a émue profondément… Je comprends pourquoi tu l’as lus, quelqu’un mettait des mots sur ce que tu avais vécus… Pour moi c’est une histoire inscrite dans ma famille, ma mère a perdu un petit Gilles, je suis née quelques années après lui. Mais je le sens, parfois, près de moi… Voilà…
    Je ne lirais pas ce livre…
    Je t’embrasse avec une grande tendresse George

    • Je sens toujours dans tes commentaires mais aussi sur ton blog une certaine tristesse, comme une nostalgie. Je me demande souvent comment Antoine (surtout lui qui est né 11 mois après) vivra avec cette “petite” soeur absente, j’espère qu’elle sera là à ses côtés comme Gilles l’est aux tiens. Je t’embrasse ma belle.

  7. Ton billet est magnifique, tu es quelqu’un de vraiment courageux, je suis heureuse que ce beau roman t’ait apporté quelque chose de positif.
    Mon billet (à venir) est bien tiède à côté…
    Que celles qui hésitent à lire ce roman se lancent!

    • Je crois qu’il fait partie des romans “révélateurs”, de ces romans qui tombent pile et qui semble parler à ta place. J’en ai parlé à une libraire hier qui ne le connaissait pas (hummm je passe !), il faut vraiment le lire et le faire lire. J’ai beaucoup ri en le lisant : les allusions à France Inter, les souvenirs du père et papi Marcel aussi une figure du roman ! alors oui c’est triste mais il se dégage de cette tristesse quelque chose de positif je trouve… je lirai avec attention ton billet, qui, te connaissant, n’aura, j’en suis sûre, rien de “tiède” ! merci et pour la peine reçoit un baiser de George !!!

  8. J’ai été profondément émue en lisant ton billet. Moi non plus, je ne sais pas, mais des membres de ma famille, des amies, ont traversé cette épreuve. Je n’ai rien dit, je les ai écouté(e)s.
    M’autorises-tu à te faire à mon tour plein de bises sur les joues ?

    • Je prends tous les bisous !!! et ton commentaire montre une fois de plus que ces drames dont on parle peu sont plus fréquents qu’on le croit !!!!

  9. Wouah, c’est dur, quelle émotion ressort de ce billet et de ces commentaires… Ma première grossesse s’est terminée par un échec au bout de trois mois et ce fut une épreuve alors la perte d’un bébé doit être terrible. Je ne sais pas si je lirais ce livre…
    Bon week-end à toi, tu es courageuse

    • Les commentaires laissés ici sont en effet très émouvants, et une fois de plus je constate le lien très fort qui existe entre nous toutes, c’est très réconfortant cette amitié, et qu’on ne vienne pas me dire que tout cela est virtuel ! Je t’embrasse !

    • C’est un très beau livre et j’espère vraiment que beaucoup le liront ! merci pour ton commentaire ma belle québécoise !

  10. Emouvant, je ne dirai que peu sur ce sujet, ayant eu aussi deux de mes soeurs qui ont connu ce si triste événement, la famille a été touchée de plein fouet. Perdre un enfant est la chose la plus terrible qu’un humain puisse subir surtout la mère. C’est une souffrance qui reste latente et qui jamais nous quitte, des dates qui reviennent inlassablement, tout autant que les fêtes, le prénom qu’on entend et réveille cette plaie. Tu n’as pas su l’écrire, dis-tu, pourtant tu l’évoques si bien, cette douleur dont on sait plus comment la nommer, ni comment l’atténuer, par les mots comme cet auteur, un peu la partager c’est aussi savoir s’alléger un peu de ce poids si lourd et oppressant.

    combien évoquer cette souffrance devient problématique, la lire doit être aussi très difficile, je ne pense pas pouvoir lire ce livre non plus, trop sensible et émotive pour cela, toujours est -il que c’est un trés beau billet même si tu dis que ce n’est pas un billet de lecture.
    Qu’est qu’un billet de lecture ? pour ma part, j’aime aussi dire mes ressentis plutôt que d’analyser le livre par lui-même ou résumer l’histoire, il y a des professionnels pour ça, tu en parles si bien que ton billet devient bien plus qu’un billet de lecture.

    merci pour ce premier roman

    • Merci Pascale pour ton commentaire et ce que tu dis si justement. Si toute la famille est touchée, c’est par elle aussi souvent que l’on peut ressortir la tête de l’eau, ma soeur m’a beaucoup aidée, ma mère aussi bien sûr, c’est sans doute ce qui manque au couple du livre. Et puis j’ai la chance d’avoir un homme merveilleux et depuis j’ai eu mes deux loulous qui sont mes soleils. J’espère que tes soeurs ont, elles aussi eu le bonheur d’avoir d’autres enfants !
      J’aime bien ta réflexion sur “qu’est-ce qu’un billet de lecture?”, je résume très rarement le livre que j’ai lu, juste pour situer mais comme toi, je trouve que c’est pas très utile, nous sommes avant tout des lectrices, et notre façon de lire tient compte de ce que nous sommes et de ce que nous avons vécu ! merci encore !

      • Mes soeurs ont eu aussi deux enfants après ce drame, la famille étant soudée, je pense que pour elles c’était comme un refuge; mais lors des réunions de famille surtout Noël, il y a la joie mais aussi parfois ce silence, ces absences dans leurs yeux, de savoir ou d’imaginer ces enfants qui auraient dû être.

        ***

        je pense que nos lectures pour une grosse part reflète notre personnalité, ainsi que nos notes de lectures publiées sur nos blogs, la popularité des uns et des autres doivent aussi être le reflet d’une certaine convergence des blogueurs de leurs goûts.

        j’ai encore du mal parfois à digirer certains billets qui se permettent de faire des critiques approfondies laissant croire qu’il faut se tenir à cette note de leur lecture et un point final, s’en suit dans les commentaires , style : si tu n’as pas aimé, je passe mon tour etc… ça ressemble à s’y méprendre à la bonne parole de Madame ou Monsieur Blog à croire et avaler sans disverger… ça fait un peu troupeau de moutons qui dit amen à leur sermon sur tel ou tel livre… j’ai parfois la nausée mais heureusement, il y a des blogs qui ne se prennent pas la tête et nous livrent comme présentemment des notes de lecture qui nous arrache des larmes, et qui nous rappelle que la lecture reste un plaisir et qu’il faut de tout pour faire un monde, alors par pitié, amis blogueurs cessaient de croire que l’avis de votre blogueuse préférée x ou y est universelle non elle est personnelle, et faites vous votre propre opinion.

        Je crois que je vais prendre des vacances blogueuses …

        un bon dimanche à toi

      • Le premier Noël après Pauline, fut difficile c’est vrai, mais par chance j’étais alors enceinte d’Antoine et cela nous a permis de reprendre confiance. La famille est essentiel, et je pense que tes soeurs ont dû être très proches à ce moment ! Avoir d’autres enfants est un bonheur qui console, ils nous permettent de voir la vie sous un jour plus lumineux !
        ***
        Voilà une réflexion intéressante à plusieurs titres ! Je crois profondément que l’on suit essentiellement les blogs qui parlent des livres et des auteurs que nous aimons nous-mêmes. Il m’arrive d’avoir envie de lire un livre parce que une telle en a parlé et comme elle a souvent les mêmes goûts et avis que moi, je me dis que ce roman devrait me plaire.Du coup quand elle dit qu’elle n’a pas accroché sur un roman j’aurais tendance à ne pas vouloir le lire. Mais d’un autre côté, certains livres que beaucoup ont aimé ne sont pas parvenus à me séduire : “La grand-mère de Jade” par exemple fut une grosse déception pour moi ! mais j’ai beaucoup aimé “L’amour est à la lettre A” alors que certaines blogueuses que je suis n’ont pas aimé ! Donc oui, il est essentiel que l’on se fasse soi-même sa propre idée, et j’essaie (mais parfois quand j’ai vraiment détesté un roman c’est moins facile) de montrer que ce n’est que mon avis, et je tempère comme je l’ai fait pour “Je suis l’homme le plus beau du monde” ! C’est pour cela que les réponses aux commentaires sont importantes pour moi, elles permettent de nuancer un peu le ton du billet ! Enfin : OUI ! nos avis, en tout cas les miens, sont personnels, c’est MA lecture de tel ou tel roman, ce n’est pas un avis immuable !!!
        Merci pour ces réflexions, j’aime quand les commentaires permettent ainsi d’échanger nos opinions !!!! ne prends pas de vacances trop longues !!!! bises !

    • Non je ne crois pas que ce soit du courage, c’est une volonté de savoir comment les autres s’en sortent avec ce drame… et quels mots on peut mettre dessus… le thème est dur c’est vrai mais il ne faut pas s’arrêter au sujet, l’écriture est magnifique, il y a beaucoup d’humour aussi, je te conseille de le lire malgré tout ! Clara le fait voyager ! merci pour ton commentaire !

  11. C’est le livre que j’aurais voulu écrire, mais peut être pas lire. Après écrire un livre sur une chose aussi personnelle est sans doute le plus difficile, je ne sais pas si un jour j’aurais assez de recul pour en faire une histoire.

    • Je me pose cette question depuis 8 ans… comment rendre compte de cela? et Isabelle Monnin a trouvé la solution je crois.

  12. eh bien. Difficile de dire ce que l’on ressent à la lecture de ton billet. Je n’étais pas très tentée par ce roman de part son sujet. J’ai l’émotion parfois “très facile”, et la lecture devient terriblement douloureuse pour certains livres. Mais celui-ci semble avoir su éviter les écueils d’un sujet ô combien difficile. Il est bien sûr noté et stabiloté, tu t’en doutes.

    • C’est bien si tu le notes et le stabilotes, c’est un très beau livre, triste c’est vrai mais aussi plein d’humour et le style évite les écueils de l’apitoiement.

  13. Ca à l’air d’être un livre assez dur à lire, mais ton billet m’a donné envie. J’aime les livres qui font naitre en nous des émotions, celui-ci a l’air d’en faire définitivement partit !

    • Je sens bien que le sujet rebute plusieurs lecteurs, je le comprends mais il va au-delà du drame, et c’est là toute sa force ! peut-être un jour !

  14. Fais de gros bisous à Antoine de la part d’une soeur de coeur… Je n’aurais qu’une seule chose à te conseiller, ne fais pas l’erreur de ne jamais lui parler de sa soeur…
    Je t’embrasse aussi… (c’est étrange mais ton billet et l’échange de nos commentaires ont remué beaucoup de choses en moi, j’ai très mal dormi la nuit qui a suivi… Je me suis fait cette remarque ; cette absence là, je suis loin de l’avoir digéré… )

    • Nous lui en avons parlé dès sa naissance, mais ce n’est pas évident d’aborder le sujet avec un petit garçon de 7 ans. Je pense qu’au fond de lui, il le sait. Les questions viendront plus tard et nous lui dirons tout bien sûr, je ne veux pas en faire un secret de famille, loin de là. J’espère que les choses pour toi s’apaiseront ! je t’embrasse encore !

  15. Il y a déjà un moment que j’ai lu ton billet, juste après avoir lu le roman en fait. Mais il m’a fallu un peu de temps pour mettre ici un message. Je n’ai pas envie de parler du roman , juste te dire que ce billet est magnifique et qu’en te lisant je suis heureuse d’avoir fait connaissance avec ta petite Pauline. C’est un bien bel hommage que tu nous as fait partager.

    • … et ton commentaire me touche profondément cette phrase “je suis heureuse d’avoir fait la connaissance de ta petite Pauline” est sans doute la plus belle phrase qui soit pour moi ! merci infiniment ! certains billets sont portés par une force qui nous dépasse un peu !!

  16. Mon petit Diego nous a quittés l’été dernier et cette cicatrice est encore tellement vive…
    J’ai commandé ce livre. Je compte les heures qui me séparent de sa lecture. J’ai peur… Un peu…

    • C’est une cicatrice qui, sans doute, ne se referme jamais… je vous envoie mes pensées, et j’espère un peu de soutien… j’espère que ce roman vous aidera un peu. Affectueusement !

à vous....

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