Résumé des épisodes précédents : Constance Duvivier est engagée comme infirmière du Duc Wilson. Elle fait la connaissance du beau ténébreux John Wilson, neveu du Duc. Un soir un homme se glisse dans son lit… mais qui est-ce ? Constance découvre alors l’existence de Harry…. Les deux jeunes gens mystérieusement attirés l’un vers l’autre deviennent amants à l’insu de tous les autres habitants du manoir. Mais qui est Harry et quel secret cache-t-il?
Chapitre 8
Constance vivait de plus en plus mal ce mystère autour d’Harry. Il lui fallait connaître son passé, briser ce mur entre eux. L’attitude de John devenait, quant à elle, de plus en plus énigmatique. Le jeune homme se montrait de plus en plus hostile envers Constance, lui reprochant sans cesse quelque chose, opérant sur elle un harcèlement moral qu’elle supportait difficilement. Elle s’en plaignait souvent à Harry, et celui-ci alors tombait dans une rêverie étrange, ses yeux s’obscurcissaient, ses sourcils se fronçaient, il semblait devenir quelqu’un d’autre. Incontestablement, il y avait un lourd contentieux entre John et Harry.
La santé du Duc Wilson se dégradait. Il était de plus en plus essoufflé, et fatigué. Constance fit venir le médecin. Il ausculta longtemps le Duc, puis s’entretint en tête à tête avec Constance.
- La santé du Duc devient très préoccupante, lui confia-t-il, il faut nous attendre au pire, et vous devez augmenter votre surveillance, lui éviter le plus possible tout évènement qui pourrait l’affaiblir davantage. Il faut vous dire que le Duc Wilson est à la tête d’une très grande fortune, et que son décès risquerait d’entraîner beaucoup de bouleversements. Je vous conseille de vous mettre en relation avec son notaire rapidement.
- Mais je ne peux m’immiscer ainsi dans la vie du Duc. N’est-ce pas plutôt à John de contacter le notaire de la famille? demanda Constance étonnée.
Le Dr Wentworth resta longuement silencieux, puis, l’air sérieux et inquiet, reprit la parole :
- Chère mademoiselle Duvivier, il faut que vous sachiez qu’un lourd secret pèse sur la famille Wilson, un secret dans lequel John a une lourde responsabilité… Maître Green saura vous expliquer cela précisément… votre présence ici n’est d’ailleurs pas totalement un hasard !
Constance sentit en elle revenir toutes ces craintes ! ainsi était-elle liée, d’une façon ou d’une autre à cette famille, et elle l’ignorait !
- Je dois vous laisser, chère demoiselle, croyez-moi, mettez-vous en contact avec Maître Green, voici ses coordonnées, n’attendez plus !
Il lui tendit une carte de visite, que Constance prit fébrilement. Après avoir raccompagné le médecin à la porte du manoir, Constance alla appeler Maître Green. Elle s’isola dans la bibliothèque et composa le numéro de téléphone.
- Cabinet de Maître Green, que puis-je pour vous ?
- Bonjour, je m’appelle Constance Duvivier, je suis l’infirmière du Duc Wilson, j’aurais voulu avoir un rendez-vous avec maître Green, c’est urgent et important.
Il y eut un silence au bout du fil, puis la voix de la secrétaire se fit à nouveau entendre :
- Je vous propose demain dans la matinée, 10h30 ! Cela vous convient ?
- C’est parfait, merci !
A peine avait-elle raccroché, qu’elle entendit les lames du parquet grincer. Elle se retourna et aperçut John debout dans l’encadrement de la porte. Elle sentit comme une sueur froide parcourir tout son corps.
- Mademoiselle fait sa fouineuse !
Les mains de Constance devinrent moites. Elle balbutia une réponse, s’emmêlant dans ses justifications.
- Pourquoi ce rendez-vous avec Maître Green ? De quoi vous mêlez-vous ? Je vous interdis de vous rendre à ce rendez-vous, vous m’entendez !!! vous n’avez aucun droit de vous immiscer dans cette famille, vous n’êtes qu’une bâtarde….
Ce mot résonna dans la pièce comme un gong…. BATARDE….
Chapitre 9
Le lendemain matin, bravant l’interdiction de John, Constance se rendit au cabinet de Maître Green… l’angoisse au ventre, elle attendit dans la salle d’attente, puis un homme grand, distingué, aux cheveux blancs, vint la chercher et l’introduisit dans son bureau.
- Mademoiselle Duvivier, je suis heureux de vous rencontrer enfin ! Vous avez bien fait de m’appeler, il est temps que nous nous rencontrions. Je vous en prie asseyez-vous !
Il lui tendit un siège, et au lieu de s’asseoir de l’autre côté du bureau il prit place dans le fauteuil à côté de celui de Constance. Il se pencha vers elle, lui prit les deux mains, et plongea son regard dans celui de la jeune fille.
- Vous nous avez donné bien des soucis, vous savez… non vous ne pouvez pas le savoir !
Constance écoutait attentivement Maître Green, anxieuse de voir enfin dévoilé ce fameux mystère.
M. Green demanda qu’on leur apporte un thé avec quelques biscuits. Il semblait vouloir créer ou recréer une proximité, une atmosphère de confiance.
- Il faut vous attendre à des révélations qui vont sans doute vous étonner. Mais commençons par le commencement.
Maître Green se lança alors dans un long récit :
“Vous êtes née le 4 mars 1980 à Saint-Malo. Votre mère s’appelait Anne Duvivier, vous portez son nom, puisque vous êtes née, selon la terminologie, de père inconnu. Jusqu’à l’âge de 3 ans vous avez vécue entre Saint-Malo et Birmingham… oui vous avez bien entendu, vous êtes déjà venue ici, dans le manoir du Duc Wilson… En 1984, on jugea préférable de vous éloigner de Birmingham. Le Duc Wilson continua de subvenir à vos besoins et à ceux de votre mère…”
Constance coupa la parole du notaire :
- Mais quel lien ai-je donc avec le Duc Wilson, pourquoi a-t-il ainsi subvenu à mes besoins???? s’étonna Constance.
“Parce que vous êtes la petite-fille de la soeur du Duc…… Votre père était le fils unique de la regrettée Mrs Wilson, ce dernier est mort quelques semaines avant votre naissance, il n’a donc pas pu vous reconnaître, mais le Duc Wilson avait fait la promesse à sa soeur de prendre soin de vous…. et c’est ce qu’il a fait… jusqu’à votre maturité… Vous aviez alors de quoi subvenir largement à vos besoins… nous vous avons fait croire que cet héritage vous venez d’une vieille tante de votre mère, comme celle-ci était morte, notre mensonge n’a pas été démasquée. Nous avons pris soin de toujours être au courant de votre vie. Toutefois votre situation a entraîné des jalousies et notamment de la part des parents de John. Son père était le frère du Duc Wilson, un bon à rien qui a échoué dans toutes ses affaires, à sa mort, John est venu vivre au manoir du Duc Wilson…. Il apprit, je ne sais trop comment votre existence, et depuis il se bat pour être placé en tête de l’héritage de son oncle. Mais vous ne savez pas tout. Il existe un autre enfant, dont l’existence a été bien difficile…
- Harry !!!! s’exclama, malgré elle, Constance !
- Comment connaissez-vous l’existence de Harry ? s’étonna Maître Green.
Constance se mit à rougir et raconta comment elle avez découvert les photos de John et Harry enfants, puis la lettre qu’elle avait trouvée, et enfin comment elle et Harry étaient devenus amants.
Maître Green esquissa un doux sourire et s’exclama :
- C’est étrange parfois comme les choses arrivent !!!
Puis il reprit son histoire :
“Harry est le fils de la demi-soeur du Duc Wilson… dans ces familles aristocratiques, les enfants naturels sont fréquents. Il fut élevé au manoir en compagnie de John, on le faisait passer pour son frère jumeau, les deux garçons étant nés à quelques jours d’intervalle, encore un étrange hasard. Bizarrement Harry ressemble énormément à John alors que quasiment aucun lien de parenté ne les unit. Quand vous étiez enfant, Harry avait une passion pour vous. Vous ne devez pas vous en souvenir, mais il était très attentif et très protecteur à votre égard…. durant toute votre vie, il s’est tenu au courant de votre parcours, demandant des photos, des enquêtes… malheureusement sa santé mentale se dégrada quand il eut quinze ans. Il était inquiet, anxieux, redoutant le contact avec l’extérieur, d’année en année il se renferma psychologiquement puis physiquement, en se réfugiant dans l’aile ouest du manoir, sans jamais côtoyer les autres habitants. Une seule obsession le faisait tenir : vous ! “
Maître Green parlait maintenant depuis prêt de deux heures… sa secrétaire frappa de petits coups discrets à la porte du bureau avant de faire irruption. Elle était gênée, quelque peu inquiète :
- Maître Green, M. John Wilson vous attend dans mon bureau… il paraît énervé, et souhaite vous rencontrer immédiatement….
Maître Green fronça les sourcils :
- Mlle Duvivier, il va falloir interrompre notre entrevue ! pour éviter de provoquer d’avantage la colère de John, je vous conseille de sortir par la porte de secours…. ne vous inquiétez pas je garderai secrète notre rencontre… partez-vite et revenez me voir jeudi….
Constance se leva, salua le notaire, et sortit, encore sous le choc de ces révélations ….
A Suivre….
Vous avez loupé les premiers épisodes, pas de panique: 1er Episode; 2ème Episode ; 3ème Episode ; 4ème épisode.
P.S : toutes les photos qui illustrent ce passionnant roman, sont des couvertures de la collection Harlequin


Ca se complique !!!! en bref ils sont tous cousins quoi
)))
C’est ça d’être à moitié corse et bretonne…. je vois des cousins partout !!!!
Une batarde!!! Y’a un peu de consanguinité là-dedans…
LA SUITE!!!!
tu sais que j’ai dû cogiter à mort !!!! si Harry est le fils de la demi-soeur du Duc, il y a donc pas vraiment consanguinité si ????
La suite mercredi prochain !!!! plus que 2 épisodes pour avoir le mot de la fin !!!!
Mon dieu mais c’est une intrigue toute bien ficelée que celle-ci!
Vivement la suite!
j’essaie de rendre cela le plus crédible possible !!!
Ah, ces cousins!!! La suite!
Mercredi prochain !!!!!!
Bon j’ai fini par craquer aussi et j’ai modestement participé . Ton récit est drôlement bien construit!
Merci beaucoup pour le compliment !!!!! je vais aller voir ce que tu as fait !!!
Salut,
Donc il n’y a pas de psychopathe mais un schizo dépressif. Il faut dire que cette famille a une généalogie très soap opéra… Papa, tu es mon fils, mais si tu n’es pas mon père, tu ne peux pas être ma tante…
Je conseille à Constance de dormir avec un crayon bien pointu sous l’oreiller. Agatha C. et Conan D. font souvent mourir leurs héritières la nuit dans les châteaux. Mais ne faisons pas de hors sujet, nous sommes dans une harlequinade tout de même !!!
A bientôt et bonne fin de semaine.
PS : Je suis à 7 km de Nohant
Avant tout je suis JALOUSE !!!! et mortellement ENVIEUSE !!!! de ta position géographique !!!! passe le bonjour à la vraie et unique George de ma part !!!
Bon pour le reste, oui, on est dans une harlequinade donc pas de crime à l’horizon, quoique ça pourrait être drôle !!!! pour le crayon je croyais que tu allais dire qu’elle avait besoin d’un crayon pour noter la généalogie de cette famille de fous !!!!
merci pour tes commentaires !!!
Un blog, un site quelque part ???
mais enfin, c’est terrible, comment vais-je tenir jusqu’à l’épisode suivant ?!
en tout cas, bravo pour ton imagination, c’est digne des plus grands “victoriens” – presque du wilkie collins ici
Wilkie Collins maintenant !!!!???? dis, tu n’en fais pas un peu trop ????? on est loin des Harlequins alors !!!! allez courage jusqu’à mercredi prochain, ne te plains pas j’ai avancé d’un jour !!!!
Ça vire policier et j’adore ça!
Corse, corse, il faut corser!!!
Je mélange un peu les genres !!!! attention plus que 2 épisodes !!!
Haaaan !! mais que va t-il se passer ensuite? C’est de plus en plus prenant. Bravo! Mérite une publication chez Arlequin !!
Au moins !!! tu crois que je devrais le leur envoyer ???
!!!
Pour moi c’est une évidence ! Succès en librairie assuré
Va falloir que j’étoffe alors !!!!
rassures-toi, je n’en remets jamais trop – je suis incapable de faire des compliments non mérités, j’ai l’hypocrisie en horreur
là je vais piquer un phare !!!! alors merci pour ta franchise !!!
Génial! Quel épisode! Tu fait que tu as réussi à m’accrocher et que j’ai hâte de lire la suite mercredi prochain ^^
J’aime la tournure que ça prend, trop fort
Bon et puis ça me fait sourire aussi, ces histoires de familles et ces hasards qui n’en sont pas!
Je te le redis, signe chez Harlequin ou d’autres du genre
Avant dernier épisode mercredi prochain !!! contente que ça te plaise et que tu accroches, en tout cas je me suis bien amusée !!!
Euh je voulais mettre “tu sais que tu as réussi…” :S
j’avais compris !!!
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